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Posté le 05/11/2009 - signaler un abus
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Deuxième plus grande zone humide du continent, juste derrière le Pantanal brésilien, les Esteros del Ibera sont une immense réserve naturelle de marécages et d’étangs au cœur de la province de Corrientes en Argentine.
C’est cette situation géographique (s’ajoutant au fait qu’il est difficile d’y accéder) qui donne à ces « eaux brillantes » (Ibera en Guaranie) une spécificité et une richesse incroyable en termes de faune et de flore.
Pour découvrir ces dernières, le meilleur moyen est d’embarquer sur une lancha menée par un guide local qui saura vous aider à débusquer ce qui se cache dans cette végétation aquatique, luxuriante au point de créer de véritables iles flottantes entre lesquelles la barque se glisse le plus lentement et le plus silencieusement possible.
En effet, après avoir traversé une longue étendue d’eau où d’autres font du canoë et s’être signalée auprès du garde de la réserve, la barque entame d’une rive à l’autre une danse avec les jacinthes d’eau et les irupés, tandis que les passagers retiennent leur respiration jusqu’à se retrouver face à face avec une première colonie de capybaras qui leur fait pousser des cris de joie. Silencieux on avait dit !
Les carpinchos, comme on les appelle ici, sont les plus gros rongeurs du monde et gagnent aussi le prix des plus attachants. On en rencontre par dizaine en train de brouter tranquillement, de se courser les uns les autres, de se rouler dans la boue ou encore de nager à la queue leu leu comme de petits hippopotames, et personne ne reste indifférent devant eux.
Alors que nous sommes toujours en train de nous extasier, trois cerfs des marais font leur apparition, tels des seigneurs venus saluer leurs homophones, deux grandes cigognes américaines (comme des cigognes en plus gros) passent au dessus de nos têtes et le guide attire notre attention pour nous montrer notre premier caïman !
Gueule grande ouverte, seule sa tête dépasse de l’eau, sa couleur foncée et son immobilité le faisant presque passer inaperçu. Les caïmans (yacaré negro et yacaré overo) sont en effet l’une des grandes attractions de la région.
Tapis dans les roseaux, ondulant dans les flots, on n’en dénombrera pas moins d’une vingtaine au cours de notre première excursion. Mettant le pied à terre pour quelques instants en se frayant un passage dans les toiles des araignées coloniales, on pourra même s’approcher d’un jeune adulte puis découvrir un couple de bébés crocos.
Si on ajoute à cela une myriade d’oiseaux colorés et sonores, des nuées de libellules s’amourachant les unes des autres, et potentiellement des loutres et quelques félins, le tout sous un soleil de plomb, il y a de quoi faire tourner les têtes et saturer les cartes mémoires.
Pour se rendre à Colonia Carlos Pelegrini :
Depuis Mercedes, un petit bus part tous les jours (sauf le dimanche) du terminal de bus vers 12h30. Vous pouvez acheter votre billet (35 pesos argentins) au guichet Itatí II (ou, parait-il, en face de la gare s’il n’y a personne au guichet). Il est possible de l’acheter directement au conducteur, mais comme c’est la guerre pour monter, le temps que vous achetiez votre billet, vous ferez le voyage debout. Si vous êtes deux, envoyez l’un de vous réserver des places pendant que l’autre charge les bagages. Un conseil à suivre, car les 3 heures de route pour rallier Carlos Pelegrini sont assez éprouvantes. Il fait très chaud, la route est en terre et le passage des autres véhicules soulève une poussière étouffante, le moteur fume… Enfin bref.
Pour repartir, vous avez le choix entre revenir sur Mercedes avec le même micro (départ potentiel vers 4h du matin ( !)) ou passer par un 4x4 privé qui vous mènera où vous désirez (par exemple, à Posadas en 2h pour 700 pesos). De nombreuses personnes proposent ce genre de service, demandez aux personnes chez qui vous logez. Pour (ou depuis) Mercedes, le transfert privé coute 600 pesos). Il est facile de trouver d’autres visiteurs pour partager ce genre de trajet (4 passagers max par véhicule) car tout le monde essaie de trouver une solution pour rendre la route plus pratique et moins longue.
Si vous avez votre propre véhicule, sachez qu’il n’y a aucune station essence entre Mercedes et Posadas, que les téléphones portables ne captent pas, et que quand il pleut mieux vaut avoir un 4x4.
Si vous avez des sous, sachez que certaines lodges proposent le transfert de votre choix en petit avion privé :)
C’est cette situation géographique (s’ajoutant au fait qu’il est difficile d’y accéder) qui donne à ces « eaux brillantes » (Ibera en Guaranie) une spécificité et une richesse incroyable en termes de faune et de flore.
Pour découvrir ces dernières, le meilleur moyen est d’embarquer sur une lancha menée par un guide local qui saura vous aider à débusquer ce qui se cache dans cette végétation aquatique, luxuriante au point de créer de véritables iles flottantes entre lesquelles la barque se glisse le plus lentement et le plus silencieusement possible.
En effet, après avoir traversé une longue étendue d’eau où d’autres font du canoë et s’être signalée auprès du garde de la réserve, la barque entame d’une rive à l’autre une danse avec les jacinthes d’eau et les irupés, tandis que les passagers retiennent leur respiration jusqu’à se retrouver face à face avec une première colonie de capybaras qui leur fait pousser des cris de joie. Silencieux on avait dit !
Les carpinchos, comme on les appelle ici, sont les plus gros rongeurs du monde et gagnent aussi le prix des plus attachants. On en rencontre par dizaine en train de brouter tranquillement, de se courser les uns les autres, de se rouler dans la boue ou encore de nager à la queue leu leu comme de petits hippopotames, et personne ne reste indifférent devant eux.
Alors que nous sommes toujours en train de nous extasier, trois cerfs des marais font leur apparition, tels des seigneurs venus saluer leurs homophones, deux grandes cigognes américaines (comme des cigognes en plus gros) passent au dessus de nos têtes et le guide attire notre attention pour nous montrer notre premier caïman !
Gueule grande ouverte, seule sa tête dépasse de l’eau, sa couleur foncée et son immobilité le faisant presque passer inaperçu. Les caïmans (yacaré negro et yacaré overo) sont en effet l’une des grandes attractions de la région.
Tapis dans les roseaux, ondulant dans les flots, on n’en dénombrera pas moins d’une vingtaine au cours de notre première excursion. Mettant le pied à terre pour quelques instants en se frayant un passage dans les toiles des araignées coloniales, on pourra même s’approcher d’un jeune adulte puis découvrir un couple de bébés crocos.
Si on ajoute à cela une myriade d’oiseaux colorés et sonores, des nuées de libellules s’amourachant les unes des autres, et potentiellement des loutres et quelques félins, le tout sous un soleil de plomb, il y a de quoi faire tourner les têtes et saturer les cartes mémoires.
Pour se rendre à Colonia Carlos Pelegrini :
Depuis Mercedes, un petit bus part tous les jours (sauf le dimanche) du terminal de bus vers 12h30. Vous pouvez acheter votre billet (35 pesos argentins) au guichet Itatí II (ou, parait-il, en face de la gare s’il n’y a personne au guichet). Il est possible de l’acheter directement au conducteur, mais comme c’est la guerre pour monter, le temps que vous achetiez votre billet, vous ferez le voyage debout. Si vous êtes deux, envoyez l’un de vous réserver des places pendant que l’autre charge les bagages. Un conseil à suivre, car les 3 heures de route pour rallier Carlos Pelegrini sont assez éprouvantes. Il fait très chaud, la route est en terre et le passage des autres véhicules soulève une poussière étouffante, le moteur fume… Enfin bref.
Pour repartir, vous avez le choix entre revenir sur Mercedes avec le même micro (départ potentiel vers 4h du matin ( !)) ou passer par un 4x4 privé qui vous mènera où vous désirez (par exemple, à Posadas en 2h pour 700 pesos). De nombreuses personnes proposent ce genre de service, demandez aux personnes chez qui vous logez. Pour (ou depuis) Mercedes, le transfert privé coute 600 pesos). Il est facile de trouver d’autres visiteurs pour partager ce genre de trajet (4 passagers max par véhicule) car tout le monde essaie de trouver une solution pour rendre la route plus pratique et moins longue.
Si vous avez votre propre véhicule, sachez qu’il n’y a aucune station essence entre Mercedes et Posadas, que les téléphones portables ne captent pas, et que quand il pleut mieux vaut avoir un 4x4.
Si vous avez des sous, sachez que certaines lodges proposent le transfert de votre choix en petit avion privé :)
Conseils pratiques
| Orientation | En omnibus depuis Mercedes, 1 départ/jour vers midi. 3 heures de route poussiéreuse et très ensoleillée. Possible en transfert privé depuis Mercedes ou Posadas. |
| Equipement | Crème solaire, chapeau, lunette de soleil, antimoustique. |
| Budget | 7€ l’aller en omnibus. 12€ la balade de 2h en lancha. Excursion possible de nuit. |
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