
AMÉRIQUE DU SUD - ARGENTINE - AMAICHÁ DEL VALLE
L’ancienne cité de Quilmes
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Posté le 07/01/2010
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Avant d’être une célèbre marque de bière, Quilmes est le nom d’une tribu indienne célèbre pour avoir su (encore et toujours) résister à l’envahisseur, ou du moins, un peu plus longtemps que toutes les autres.
Les Quilmes se réfugièrent dans une cité qui, à près de 2000 mètres d’altitude, orne les flancs de la colline Alto del Rey dans la région de Tucuman en Argentine. Ce village labyrinthique entouré de cactus raconte l’histoire un peu particulière de cette ethnie Calchaquí qui, venue du Chili pour échapper aux Incas, s’établit ici.
S’ils réussirent à ne pas tomber sous la domination Inca (ce qui est encore discuté aujourd’hui), ils se virent ensuite confrontés aux conquistadors espagnols qu’ils tinrent en échec pendant 130 ans. Ils furent les derniers Indiens à capituler.
Leur village construit en terrasse et surmonté de plusieurs citadelles leur offrit un lieu idéal pour surveiller la vallée et faire face aux attaques, mais leur réputation de farouches guerriers alla bien au-delà de leurs capacités architecturales et lorsque la ville finit par tomber en 1667, les femmes préfèrent se jeter dans le vide avec leurs bébés dans les bras plutôt que de se soumettre.
Les survivants se virent déportés jusqu’à la réduction de Santa Cruz de Quilmes près des rives du Río de la Plata (aujourd’hui l’actuelle ville de Quilmes au sud-est de Buenos Aires). Ils durent marcher pendant plus de 1200 km pour rejoindre cet endroit et beaucoup d’entre eux périrent sur le chemin.
Lorsque le gouvernement argentin rendit leur liberté aux habitants de la réduction en 1812, il n’y avait plus aucun Quilmes sur les registres. Quelques centaines de personnes se réclament pourtant aujourd’hui héritiers de cette culture et vivent dans la province de Tucuman. Si leur langue d’origine, le Cacán, a complètement disparu, le culte de la Pacha Mama (la terre mère) est toujours honoré même s’il est souvent teinté de foi catholique.
C’est ainsi que lorsqu’on pénètre sur le site archéologique, on passe d’abord aux côtés d’une apacheta, amas de pierres sur lequel se font des offrandes (une pierre de plus, une feuille de coca, une cigarette ou un peu de vin) à la Pacha Mama, avant de se voir remettre un petit dépliant édité par la Communauté Indienne de Quilmes réclamant la restitution de leur patrimoine (ou en tout cas qu’une partie de l’argent récolté à l’entrée des ruines leur soit reversé).
Le site a été découvert à la fin du XIXe siècle par un des pionniers de l'anthropologie Argentine, Juan Bautista Ambrosetti, mais la façon dont il a été rénové dans les années 70 pendant la dictature militaire est sujette à une polémique soulignant que cela a été fait en dépit de toute rigueur historique, dans un but uniquement touristique (et donc financier).
Le site est en immense, moins de 20 % de son intégralité a été restaurée. On peut voir le tracé des anciennes maisons dont les murets ont effectivement tous été lissés à la même hauteur (environ 1 m, en dessous c’était creusé dans le sol, au-dessus c’était recouvert de matériel végétal redevenu poussière).
C’est en prenant de la hauteur que le site prend toute son ampleur, il ne faut donc pas hésiter malgré le soleil qui peut cogner dur dans ce coin-là, à monter sur les paradors nord et sud. Ce dernier est le plus impressionnant, car il offre une vue sur les parties en friche.
À l’histoire évoquée plus haut, s’ajoutent le puzzle des habitations, les cactus chandeliers et le panorama sur toute la vallée pour faire des ruines de Quilmes un endroit particulièrement fascinant.
Les Quilmes se réfugièrent dans une cité qui, à près de 2000 mètres d’altitude, orne les flancs de la colline Alto del Rey dans la région de Tucuman en Argentine. Ce village labyrinthique entouré de cactus raconte l’histoire un peu particulière de cette ethnie Calchaquí qui, venue du Chili pour échapper aux Incas, s’établit ici.
S’ils réussirent à ne pas tomber sous la domination Inca (ce qui est encore discuté aujourd’hui), ils se virent ensuite confrontés aux conquistadors espagnols qu’ils tinrent en échec pendant 130 ans. Ils furent les derniers Indiens à capituler.
Leur village construit en terrasse et surmonté de plusieurs citadelles leur offrit un lieu idéal pour surveiller la vallée et faire face aux attaques, mais leur réputation de farouches guerriers alla bien au-delà de leurs capacités architecturales et lorsque la ville finit par tomber en 1667, les femmes préfèrent se jeter dans le vide avec leurs bébés dans les bras plutôt que de se soumettre.
Les survivants se virent déportés jusqu’à la réduction de Santa Cruz de Quilmes près des rives du Río de la Plata (aujourd’hui l’actuelle ville de Quilmes au sud-est de Buenos Aires). Ils durent marcher pendant plus de 1200 km pour rejoindre cet endroit et beaucoup d’entre eux périrent sur le chemin.
Lorsque le gouvernement argentin rendit leur liberté aux habitants de la réduction en 1812, il n’y avait plus aucun Quilmes sur les registres. Quelques centaines de personnes se réclament pourtant aujourd’hui héritiers de cette culture et vivent dans la province de Tucuman. Si leur langue d’origine, le Cacán, a complètement disparu, le culte de la Pacha Mama (la terre mère) est toujours honoré même s’il est souvent teinté de foi catholique.
C’est ainsi que lorsqu’on pénètre sur le site archéologique, on passe d’abord aux côtés d’une apacheta, amas de pierres sur lequel se font des offrandes (une pierre de plus, une feuille de coca, une cigarette ou un peu de vin) à la Pacha Mama, avant de se voir remettre un petit dépliant édité par la Communauté Indienne de Quilmes réclamant la restitution de leur patrimoine (ou en tout cas qu’une partie de l’argent récolté à l’entrée des ruines leur soit reversé).
Le site a été découvert à la fin du XIXe siècle par un des pionniers de l'anthropologie Argentine, Juan Bautista Ambrosetti, mais la façon dont il a été rénové dans les années 70 pendant la dictature militaire est sujette à une polémique soulignant que cela a été fait en dépit de toute rigueur historique, dans un but uniquement touristique (et donc financier).
Le site est en immense, moins de 20 % de son intégralité a été restaurée. On peut voir le tracé des anciennes maisons dont les murets ont effectivement tous été lissés à la même hauteur (environ 1 m, en dessous c’était creusé dans le sol, au-dessus c’était recouvert de matériel végétal redevenu poussière).
C’est en prenant de la hauteur que le site prend toute son ampleur, il ne faut donc pas hésiter malgré le soleil qui peut cogner dur dans ce coin-là, à monter sur les paradors nord et sud. Ce dernier est le plus impressionnant, car il offre une vue sur les parties en friche.
À l’histoire évoquée plus haut, s’ajoutent le puzzle des habitations, les cactus chandeliers et le panorama sur toute la vallée pour faire des ruines de Quilmes un endroit particulièrement fascinant.
Conseils pratiques
| Orientation | A 20km au nord de Amaicha par la RN40 (Entre Tucuman à Cafayate via Tafi del Valle). Si pas de voiture perso, remis ou excursion organisée depuis Cafayate. |
| Equipement | Des petits vendeurs proposent boissons fraiches et gateaux au pied du site, mais attention l’hôtel et le musée ont fermé. |
| Budget | 2 euros |
| Autres | N’hésitez pas à prendre la visite guidée si vous voulez en savoir plus sur les techniques de constructions ou autre. |
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