
AMÉRIQUE DU SUD - ARGENTINE - ALTA GRACIA
La maison d’enfance de Che Guevara
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Posté le 07/01/2010
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Icône des mouvements révolutionnaires du monde entier, Che Guevara a d’abord été un petit garçon comme les autres. Issu d’une famille de classe moyenne (synonyme ici de lignée aristocratique, mais aux penchants gauchistes), il nait à Rosario en 1928, grandit à Córdoba avant de passer pas mal de temps dans une petite ville de la région : Alta Gracia. Ses parents avaient choisi cet endroit en pensant que le climat sec de la région aiderait à lutter contre sa maladie respiratoire.
La maison dans laquelle lui et sa famille vécurent de 1935 à 37 et de 1939 à 43 a été transformée en musée en 2001 après avoir été rachetée par la mairie l’année d’avant. On y trouve une assez belle collection de photographies illustrant le parcours du Che ainsi que de nombreux objets et des extraits de sa correspondance et de sa prose.
La bâtisse en elle-même n’a pas grand intérêt (la cuisine de l’époque a été conservée et les toilettes aussi, qu’on est prié de ne pas utiliser), mais a une valeur symbolique telle que même Fidel Castro et Hugo Chavez ont fait le déplacement pour venir la visiter (photos de l’événement dans le jardin).
Toute la qualité du musée réside dans la mise en scène des lieux qui, de pièce en pièce, fait revivre différents passages de la vie du Che. La visite est passionnante et l’on peut facilement y passer plus de temps que prévu.
Il y a les photos d’abord où l’on s’amuse à reconnaître quel gamin en culotte courte peut bien être Ernesto, celles où l’on voit un Che radieux se faire saluer par les Cubains, puis celles où l’on reconnaît d’autres grandes figures politiques de l’époque.
Mais il y a aussi les objets, livres et autres jouets suivis de cette réplique de la Poderosa (la vieille Norton 500 sur laquelle le Che et son ami Alberto Granado ont traversé l’Amérique du sud). Sur le mur, une grande carte permet de comparer son propre périple à ceux qu’il a effectués.
Côté écrits, après les bulletins scolaires, les cartes postales d’enfant et les poèmes, on tombe sur les courriers adressés à sa famille dont il était séparé depuis longtemps, son idéal le menant toujours vers d’autres horizons. Sont particulièrement touchantes, les lettres envoyées depuis la Bolivie qu’il pense à raison être les dernières qu’il pourra faire parvenir à ses proches.
Prenez votre temps, que vous ayez été fan sans vraiment savoir pourquoi dans votre jeunesse, que vous ayez tout appris de Fuser en regardant Carnets de Voyage, que vous pensiez n’avoir affaire qu’à une simple idole… Le musée offre un petit aperçu de la richesse de la personnalité du Che et de la complexité de son existence, il donne envie d’en savoir plus en se plongeant directement dans les écrits du personnage.
La maison dans laquelle lui et sa famille vécurent de 1935 à 37 et de 1939 à 43 a été transformée en musée en 2001 après avoir été rachetée par la mairie l’année d’avant. On y trouve une assez belle collection de photographies illustrant le parcours du Che ainsi que de nombreux objets et des extraits de sa correspondance et de sa prose.
La bâtisse en elle-même n’a pas grand intérêt (la cuisine de l’époque a été conservée et les toilettes aussi, qu’on est prié de ne pas utiliser), mais a une valeur symbolique telle que même Fidel Castro et Hugo Chavez ont fait le déplacement pour venir la visiter (photos de l’événement dans le jardin).
Toute la qualité du musée réside dans la mise en scène des lieux qui, de pièce en pièce, fait revivre différents passages de la vie du Che. La visite est passionnante et l’on peut facilement y passer plus de temps que prévu.
Il y a les photos d’abord où l’on s’amuse à reconnaître quel gamin en culotte courte peut bien être Ernesto, celles où l’on voit un Che radieux se faire saluer par les Cubains, puis celles où l’on reconnaît d’autres grandes figures politiques de l’époque.
Mais il y a aussi les objets, livres et autres jouets suivis de cette réplique de la Poderosa (la vieille Norton 500 sur laquelle le Che et son ami Alberto Granado ont traversé l’Amérique du sud). Sur le mur, une grande carte permet de comparer son propre périple à ceux qu’il a effectués.
Côté écrits, après les bulletins scolaires, les cartes postales d’enfant et les poèmes, on tombe sur les courriers adressés à sa famille dont il était séparé depuis longtemps, son idéal le menant toujours vers d’autres horizons. Sont particulièrement touchantes, les lettres envoyées depuis la Bolivie qu’il pense à raison être les dernières qu’il pourra faire parvenir à ses proches.
Prenez votre temps, que vous ayez été fan sans vraiment savoir pourquoi dans votre jeunesse, que vous ayez tout appris de Fuser en regardant Carnets de Voyage, que vous pensiez n’avoir affaire qu’à une simple idole… Le musée offre un petit aperçu de la richesse de la personnalité du Che et de la complexité de son existence, il donne envie d’en savoir plus en se plongeant directement dans les écrits du personnage.
Conseils pratiques
| Orientation | Avellaneda 501 , 20 minutes à pied depuis l’estancia jésuite (suivre les panneaux ou demander un plan à l'office du tourisme, personnel très serviable). |
| Equipement | 1 euro (gratuit le mercredi comme tous les autres musées de la ville) |
| Autres | Horaires d’ouvertures et autres détails ici : http://www.altagraci... |
Mendoza
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