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Posté le 23/01/2010
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But ultime d’un road trip menant de San Pedro de Atacama au Chili à la ville d’Uyuni en Bolivie, le Salar de Uyuni est la plus vaste réserve de sel au monde. A 3 653 mètres d’altitude, 12 106 km² sont recouverts d’une couche de sel d’un blanc aveuglant dont l’épaisseur peut atteindre jusqu’à 8 m de profondeur.
Deux grands lacs se sont succédé à cet endroit (le lago Minclin il y 25 000 ans et le lago Tauca il y a 10 000 ans) avant de sécher et de laisser place à cette vaste concentration de sel provenant des minéraux des montagnes que des cours d’eau ont acheminés jusqu’ici. Chaque année, les pluies transforment le salar en miroir parfait et lui ajoutent quelques centimètres de hauteur lorsqu’elles s’évaporent.
Nous arrivons sur cette incroyable étendue juste avant l’aube, histoire de voir l’or et le pourpre du soleil levant donner ces premières couleurs au désert.
De toutes parts, l’immensité de l’horizon semble nous engloutir et transformer les quelques volcans qui l’entrecoupent en îles imaginaires flottant sur un océan de sel. Merci la disfraction de l'air et la courbure de la terre pour ce joli mirage. Nos ombres matinales n’en finissent plus de s’étendre à nos pieds pendant que nous admirons un des plus beaux spectacles qu’il ne nous a jamais été donné de voir.
Une fois que le soleil a un peu réchauffé l’atmosphère, nous nous dirigeons vers l’Isla Incahuasi pour prendre le petit déjeuner et nous remettre de nos émotions. Au beau milieu du salar, se trouve en effet cet îlot de corail recouvert de cactus chandeliers dont certains atteignent les 12 mètres de hauteur. Nous en faisons le tour le temps que le café (et les pancakes) soient prêts, appréciant une nouvelle fois depuis son sommet la beauté majestueuse du salar.
L’endroit est touristique certes (tous les 4x4 se retrouvent ici à peu près vers la même heure) mais ce n’est pas la foule qui nous pousse vers l’horizon, c’est l’appel du vide. L’île est bien jolie, le petit dej délicieux, mais rien ne vaut un sandwich de ciel bleu et de sel. Les plaques de sel hexagonales nous offrent un merveilleux décor pour toutes sortes de photos se jouant des perspectives et nous profitons de ce moment de néant.
Il est seulement 10 h et le soleil se réverbère déjà comme un petit fou grillant tout ce qui dépasse. Nous reprenons la route pour aller découvrir le seul hôtel de sel (Playa Blanca) construit à l’intérieur du salar. Fermé pour d’évidentes raisons écologiques, il est aujourd’hui reconverti en boutique-musée sans grand intérêt. Nous préférons donc à nouveau nous diriger vers l’infini et l’au-delà pour nous imprégner du silence et du vent.
Le temps passe vite et il est déjà l’heure de déjeuner assis en rond par terre. À chacun sur sa dalle de sel, à chacun un panorama incomparable.
Nos pantalons sont cartonnés de sel, nos appareils photo demandent pitié, nos coups de soleil se portent très bien merci et nous remontons dans le 4x4. Le désert n’en peut plus de s’étaler dans toutes les directions, paysage désolé et monotone qui fascine tout l’équipage, perdu dans des pensées de liberté et de courses jusqu’au bout du monde.
Quand malgré tous nos regards qui essayent de le retenir, le sel commence à s’étioler, c’est pour donner du travail à toute la communauté de Colchani qui en extrait plus de 20 000 tonnes à l’année. Aux abords du village, tout le monde est au travail, pataugeant dans l’eau et le sel, où leur reflet semble les aider à la tâche.
Deux grands lacs se sont succédé à cet endroit (le lago Minclin il y 25 000 ans et le lago Tauca il y a 10 000 ans) avant de sécher et de laisser place à cette vaste concentration de sel provenant des minéraux des montagnes que des cours d’eau ont acheminés jusqu’ici. Chaque année, les pluies transforment le salar en miroir parfait et lui ajoutent quelques centimètres de hauteur lorsqu’elles s’évaporent.
Nous arrivons sur cette incroyable étendue juste avant l’aube, histoire de voir l’or et le pourpre du soleil levant donner ces premières couleurs au désert.
De toutes parts, l’immensité de l’horizon semble nous engloutir et transformer les quelques volcans qui l’entrecoupent en îles imaginaires flottant sur un océan de sel. Merci la disfraction de l'air et la courbure de la terre pour ce joli mirage. Nos ombres matinales n’en finissent plus de s’étendre à nos pieds pendant que nous admirons un des plus beaux spectacles qu’il ne nous a jamais été donné de voir.
Une fois que le soleil a un peu réchauffé l’atmosphère, nous nous dirigeons vers l’Isla Incahuasi pour prendre le petit déjeuner et nous remettre de nos émotions. Au beau milieu du salar, se trouve en effet cet îlot de corail recouvert de cactus chandeliers dont certains atteignent les 12 mètres de hauteur. Nous en faisons le tour le temps que le café (et les pancakes) soient prêts, appréciant une nouvelle fois depuis son sommet la beauté majestueuse du salar.
L’endroit est touristique certes (tous les 4x4 se retrouvent ici à peu près vers la même heure) mais ce n’est pas la foule qui nous pousse vers l’horizon, c’est l’appel du vide. L’île est bien jolie, le petit dej délicieux, mais rien ne vaut un sandwich de ciel bleu et de sel. Les plaques de sel hexagonales nous offrent un merveilleux décor pour toutes sortes de photos se jouant des perspectives et nous profitons de ce moment de néant.
Il est seulement 10 h et le soleil se réverbère déjà comme un petit fou grillant tout ce qui dépasse. Nous reprenons la route pour aller découvrir le seul hôtel de sel (Playa Blanca) construit à l’intérieur du salar. Fermé pour d’évidentes raisons écologiques, il est aujourd’hui reconverti en boutique-musée sans grand intérêt. Nous préférons donc à nouveau nous diriger vers l’infini et l’au-delà pour nous imprégner du silence et du vent.
Le temps passe vite et il est déjà l’heure de déjeuner assis en rond par terre. À chacun sur sa dalle de sel, à chacun un panorama incomparable.
Nos pantalons sont cartonnés de sel, nos appareils photo demandent pitié, nos coups de soleil se portent très bien merci et nous remontons dans le 4x4. Le désert n’en peut plus de s’étaler dans toutes les directions, paysage désolé et monotone qui fascine tout l’équipage, perdu dans des pensées de liberté et de courses jusqu’au bout du monde.
Quand malgré tous nos regards qui essayent de le retenir, le sel commence à s’étioler, c’est pour donner du travail à toute la communauté de Colchani qui en extrait plus de 20 000 tonnes à l’année. Aux abords du village, tout le monde est au travail, pataugeant dans l’eau et le sel, où leur reflet semble les aider à la tâche.
Conseils pratiques
| Orientation | Au Sud-Ouest de la Bolivie, excursion possible au départ d’Uyuni ou de Tupiza, mais aussi depuis San Pedro de Atacama au Chili. |
| Equipement | Eau, coupe vent, crème solaire, lunettes de soleil. Divers objets pour faire des photos amusantes. |
| Budget | 1,5 euros pour l’Isla Incahuasi. Achat obligatoire pour entrer dans l’Hôtel de sel. |
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TripTeaser
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