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Posté le 09/02/2010 - signaler un abus
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Si les marchés de Sucre sont à ne pas manquer, ne serait-ce que pour aller siroter un jus de fruits frais ou acheter un sachet de feuilles de Coca, celui de Tarabuco, qui a lieu tous les dimanches, est une bonne occasion d’aller faire des emplettes tout en découvrant un de ces petits villages qui ponctuent les alentours de Sucre.
Dès les premières heures de la matinée, la ville se transforme, se drapant d’étals et s’emplissant de monde. On débarque sur une place dont les trottoirs débordent de tissus en tout genre et où des dizaines de touristes tournent en rond entre les marchands leur promettant tous la meilleure affaire du monde. Sacs brodés, étoles en alpaga, bonnet péruvien… L’artisanat proposé ici est varié et coloré, mais semble au premier abord similaire à ce que l’on peut trouver dans toute l’Amérique du Sud. Overdose de lamas sous toutes les formes garantie !
Comme souvent, on a peur de se faire arnaquer, car il est impossible de se faire passer pour un autochtone (même en se drapant dans un poncho ou en arborant un beau petit chapeau rond, c’est mort). On demande le prix de quelques articles et l’on s’exclame en entendant les réponses, car quand il s’agit de broderies faites main, les tarifs montent vite et il est impossible de trouver un joli plaid à moins de 200 bolivianos (20 euros), une fortune !
La première impression n’est donc pas fameuse, on s’arrête devant une statue d’Indien arrachant le cœur d’un conquistador tout en répétant une litanie de « no gracias » pour faire reculer les petits marchands ambulants et en se demandant quelle rue prendre pour sortir de ce qui semble être un piège à touristes tissé main.
Le temps de prendre un café et l’on comprend qu’il suffit simplement de suivre la foule en gardant l’église dans son dos. En quelques pas, les vendeurs de souvenirs disparaissent et nous voici dans le vrai marché de Tarabuco. En effet, s’il attire les touristes de passage à Sucre, il fait aussi venir à lui des centaines de villageois des communes environnantes venus s’approvisionner en produits en tout genre. Le marché a envahi toute la ville et s’ordonne naturellement autour des différents comedors. La rue des fripes, la rue des vendeurs de chaussures (la spécialité : la sandale faite en pneu), la rue des petites vendeuses aux amulettes... Les stands de dvds pirates dont les télés diffusent en continu des clips plus ou moins folkloriques autour desquels les foules s’agglutinent… Les images se télescopent et les gens aussi. En costume traditionnel, les villageois marchandent en mangeant, déambulent en discutant, se font lire la bonne aventure en se faisant cirer les chaussures… et ne nous prêtent aucune attention. Youpi, on peut faire comme eux et profiter de l’ambiance festive de ce marché dominical qui nous gagne peu à peu. On choisit avec soin quelques offrandes en sucre à la Pachamama, on plonge sa main dans un de ces gros sacs débordant de coca, on hume les figues fraîches, on remercie les pirates du web, on va manger du poulet frit en essayant de comprendre ce que se racontent les convives des tabourets voisins en quechua…
Lorsqu’on retourne ensuite dans les ruelles dédiées aux cadeaux-souvenirs, on prend le temps d’admirer les khuru (petits personnages démoniaques) tissés sur les vêtements Jalq’a. Ces tissus aux motifs rouges et noirs d’une finesse et d’une créativité surprenante font partie d’une importante tradition artisanale que l’on retrouve dans toute la région de Sucre. On finit par acheter quelques bonnets et petites sacoches en négociant pour le plaisir. Finalement, on aurait dû se laisser aller et faire encore plus d’achats, car, si l’on peut retrouver les mêmes choses à La Paz, à Copacabana ou dans les autres villes touristiques du pays, les prix seront plus élevés (parfois jusqu’au double).
Dès les premières heures de la matinée, la ville se transforme, se drapant d’étals et s’emplissant de monde. On débarque sur une place dont les trottoirs débordent de tissus en tout genre et où des dizaines de touristes tournent en rond entre les marchands leur promettant tous la meilleure affaire du monde. Sacs brodés, étoles en alpaga, bonnet péruvien… L’artisanat proposé ici est varié et coloré, mais semble au premier abord similaire à ce que l’on peut trouver dans toute l’Amérique du Sud. Overdose de lamas sous toutes les formes garantie !
Comme souvent, on a peur de se faire arnaquer, car il est impossible de se faire passer pour un autochtone (même en se drapant dans un poncho ou en arborant un beau petit chapeau rond, c’est mort). On demande le prix de quelques articles et l’on s’exclame en entendant les réponses, car quand il s’agit de broderies faites main, les tarifs montent vite et il est impossible de trouver un joli plaid à moins de 200 bolivianos (20 euros), une fortune !
La première impression n’est donc pas fameuse, on s’arrête devant une statue d’Indien arrachant le cœur d’un conquistador tout en répétant une litanie de « no gracias » pour faire reculer les petits marchands ambulants et en se demandant quelle rue prendre pour sortir de ce qui semble être un piège à touristes tissé main.
Le temps de prendre un café et l’on comprend qu’il suffit simplement de suivre la foule en gardant l’église dans son dos. En quelques pas, les vendeurs de souvenirs disparaissent et nous voici dans le vrai marché de Tarabuco. En effet, s’il attire les touristes de passage à Sucre, il fait aussi venir à lui des centaines de villageois des communes environnantes venus s’approvisionner en produits en tout genre. Le marché a envahi toute la ville et s’ordonne naturellement autour des différents comedors. La rue des fripes, la rue des vendeurs de chaussures (la spécialité : la sandale faite en pneu), la rue des petites vendeuses aux amulettes... Les stands de dvds pirates dont les télés diffusent en continu des clips plus ou moins folkloriques autour desquels les foules s’agglutinent… Les images se télescopent et les gens aussi. En costume traditionnel, les villageois marchandent en mangeant, déambulent en discutant, se font lire la bonne aventure en se faisant cirer les chaussures… et ne nous prêtent aucune attention. Youpi, on peut faire comme eux et profiter de l’ambiance festive de ce marché dominical qui nous gagne peu à peu. On choisit avec soin quelques offrandes en sucre à la Pachamama, on plonge sa main dans un de ces gros sacs débordant de coca, on hume les figues fraîches, on remercie les pirates du web, on va manger du poulet frit en essayant de comprendre ce que se racontent les convives des tabourets voisins en quechua…
Lorsqu’on retourne ensuite dans les ruelles dédiées aux cadeaux-souvenirs, on prend le temps d’admirer les khuru (petits personnages démoniaques) tissés sur les vêtements Jalq’a. Ces tissus aux motifs rouges et noirs d’une finesse et d’une créativité surprenante font partie d’une importante tradition artisanale que l’on retrouve dans toute la région de Sucre. On finit par acheter quelques bonnets et petites sacoches en négociant pour le plaisir. Finalement, on aurait dû se laisser aller et faire encore plus d’achats, car, si l’on peut retrouver les mêmes choses à La Paz, à Copacabana ou dans les autres villes touristiques du pays, les prix seront plus élevés (parfois jusqu’au double).
Conseils pratiques
| Orientation | À 65 km au sud-est de Sucre. Route goudronnée. 1 h 30 en bus touristique, 2 h 30 en micros/camiones au départ de l’Av. de las Americas (accessible en micro B/C) |
| Equipement | De la petite monnaie, les marchands de Bolivie ont une fâcheuse tendance à ne jamais avoir de change. |
| Budget | 3-4 euros l’aller-retour en bus touristique. Moins d’1 euro l’aller en micro. |
| Autres | Célébration du Phujllay le 2e ou 3e week-end de mars (messe et procession, mais aussi dances et musiques) |
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