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Posté le 17/02/2010
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Dans la série « La route la plus… », je voudrais la route la plus dangereuse du monde et je voudrais la dévaler en VTT s’il vous plait !
C’est dans les environs de La Paz, en direction des Yungas que se trouve ce petit bijou de ripio qui en terme de marketing touristique a tout pour faire rêver les amateurs de sensations fortes.
La piste commence à la Cumbre à 4 640 mètres d’altitude et descend jusqu’à Coroico, à la limite des Andes et du bassin amazonien, à 1 750 mètres d’altitude. Presque 3 000 mètres de dénivelé donc pour 64 km de trajet, une longue longue descente que toutes les agences de La Paz proposent de découvrir en VTT.
Son petit surnom de la route de la mort lui vient tout simplement du fait que de nombreuses personnes y ont en effet rencontré leur créateur. Moins de trois mètres de large avec d’un côté des précipices de plus de 600 mètres de profondeur, de l’autre des cascades dont les eaux érodent la route de terre, on comprend aisément pourquoi ce chemin fait partie des plus périlleux du monde. Lorsqu’il était encore ouvert à la circulation, environ 25 véhicules par an basculaient dans le vide entrainant leurs passagers dans l’au-delà. De nombreuses croix hérissent ainsi le trajet en leur mémoire. Une nouvelle route goudronnée a été construite sur le versant opposé de la vallée depuis quelques années, la route la plus dangereuse du monde est donc ainsi presque exclusivement devenue le terrain de jeux des riders.
Ces derniers ne sont pas pour autant à l’abri des accidents, plus d’une dizaine y ont trouvé la mort dans les dix dernières années.
C’est avec ce chiffre en tête que nous choisissons l’agence avec laquelle nous allons effectuer la descente. On nous recommande de vérifier la qualité des VTT et de l’équipement de secours avant de partir. Si les compagnies rivalisent entre elles pour promettre au voyageur un maximum de sécurité, les prix varient pourtant du simple au double (de 40 à 80 dollars l’expédition). Mon appréhension nous fait opter pour l’agence la plus reconnue (et la plus chère) de la ville : Gravity Assisted Mountain Biking.
Nous avons rendez-vous au petit matin dans un café de La Paz avec l’équipe de Gravity. Comme nous avons essayé notre équipement et signé la décharge qui fait peur la veille, on se met en route rapidement après un petit brief rapide de mise en confiance. À 8 h, le van nous dépose à la Cumbre, il neige mais c’est pourtant le moment d’enfourcher nos VTT. Une petite offrande à la Pachamama, quelques gouttes d’alcool à 90° sur le sol, sur les roues, dans la bouche et c’est parti !
On commence par 20 km de descente sur une route goudronnée fréquentée par bus, camions et autres véhicules. La route est glissante, l’air est embrumé, c’est l’occasion de vérifier que les freins fonctionnent bien et de se faire nos premières frayeurs. Quelques mètres après avoir passé le « péage » de la communauté indigène qui vit aux abords de la route, le choix nous est offert de remonter dans le van pour la seule partie du chemin qui grimpe ou de s’y épuiser pendant une heure. Gravity est la seule agence à offrir cette possibilité pour laquelle certains d’entre nous (les fous) optent. Cela permet de nous faire distancer par les autres groupes et de nous retrouver seuls une fois à l’entrée de la véritable death road.
Sous nos pieds le gravier, autour de nous les magnifiques façades déchiquetées des montagnes environnantes… La brume se lève un peu, surement effrayée par le discours alarmiste de notre accompagnateur qui nous met en garde contre tous les dangers de la route.
Pendant quatre heures, nous allons dévaler cette incroyable route dont les volutes offrent de somptueux panoramas sur la vallée verdoyante sillonnée par les filaments étincelants des ruisseaux. Néanmoins, il ne faut pas se laisser déconcentrer par la beauté des paysages et garder les yeux sur la route pour éviter les petites têtes de bébé (surnom de ces cailloux ronds qui parsèment la route et qui peuvent vous faire riper à tout moment) et ne pas tomber dans le précipice. Le vide est effectivement très impressionnant, mais l’exercice est beaucoup moins difficile qu’il n’y parait et l’on se laisse rapidement envahir par une sensation grisante mêlant vertige et excitation, vitesse et rayons de soleil. On passe sous des cascades, on traverse des rivières pendant que la chaleur se fait tout de même de plus en plus forte, on arrive à destination complètement trempé.
Soulagée d’avoir survécu, je débats avec mes compagnons de la difficulté de la route. Tous ont passé un bon moment, mais pensent que le parcours est un peu survendu en terme de réel danger. Les abîmes vertigineux que longe la route sont surtout impressionnants de beauté. Rien de particulièrement technique, il suffit de se rappeler de deux choses : la direction du vélo est directement liée à celle du regard, rien ne peut arriver tant qu’on contrôle sa vitesse. Concernant le choix ce l’agence, les VTT fournis par Gravity sont effectivement de très bonne qualité (vélo tout suspendu, freins hydrauliques) et les accompagnateurs sont de bons camarades de jeux. En revanche, avec le recul, cette escapade n’est pas si dangereuse et ne nécessite pas forcément une telle dépense.
Après un petit moment de détente en compagnie des singes de Coroico, nous reprenons la même route en van pour rentrer à La Paz. La brume est revenue et c’est finalement cette partie de la journée qui s’avèrera être la plus périlleuse (même si plus facile à faire les yeux fermés !).
C’est dans les environs de La Paz, en direction des Yungas que se trouve ce petit bijou de ripio qui en terme de marketing touristique a tout pour faire rêver les amateurs de sensations fortes.
La piste commence à la Cumbre à 4 640 mètres d’altitude et descend jusqu’à Coroico, à la limite des Andes et du bassin amazonien, à 1 750 mètres d’altitude. Presque 3 000 mètres de dénivelé donc pour 64 km de trajet, une longue longue descente que toutes les agences de La Paz proposent de découvrir en VTT.
Son petit surnom de la route de la mort lui vient tout simplement du fait que de nombreuses personnes y ont en effet rencontré leur créateur. Moins de trois mètres de large avec d’un côté des précipices de plus de 600 mètres de profondeur, de l’autre des cascades dont les eaux érodent la route de terre, on comprend aisément pourquoi ce chemin fait partie des plus périlleux du monde. Lorsqu’il était encore ouvert à la circulation, environ 25 véhicules par an basculaient dans le vide entrainant leurs passagers dans l’au-delà. De nombreuses croix hérissent ainsi le trajet en leur mémoire. Une nouvelle route goudronnée a été construite sur le versant opposé de la vallée depuis quelques années, la route la plus dangereuse du monde est donc ainsi presque exclusivement devenue le terrain de jeux des riders.
Ces derniers ne sont pas pour autant à l’abri des accidents, plus d’une dizaine y ont trouvé la mort dans les dix dernières années.
C’est avec ce chiffre en tête que nous choisissons l’agence avec laquelle nous allons effectuer la descente. On nous recommande de vérifier la qualité des VTT et de l’équipement de secours avant de partir. Si les compagnies rivalisent entre elles pour promettre au voyageur un maximum de sécurité, les prix varient pourtant du simple au double (de 40 à 80 dollars l’expédition). Mon appréhension nous fait opter pour l’agence la plus reconnue (et la plus chère) de la ville : Gravity Assisted Mountain Biking.
Nous avons rendez-vous au petit matin dans un café de La Paz avec l’équipe de Gravity. Comme nous avons essayé notre équipement et signé la décharge qui fait peur la veille, on se met en route rapidement après un petit brief rapide de mise en confiance. À 8 h, le van nous dépose à la Cumbre, il neige mais c’est pourtant le moment d’enfourcher nos VTT. Une petite offrande à la Pachamama, quelques gouttes d’alcool à 90° sur le sol, sur les roues, dans la bouche et c’est parti !
On commence par 20 km de descente sur une route goudronnée fréquentée par bus, camions et autres véhicules. La route est glissante, l’air est embrumé, c’est l’occasion de vérifier que les freins fonctionnent bien et de se faire nos premières frayeurs. Quelques mètres après avoir passé le « péage » de la communauté indigène qui vit aux abords de la route, le choix nous est offert de remonter dans le van pour la seule partie du chemin qui grimpe ou de s’y épuiser pendant une heure. Gravity est la seule agence à offrir cette possibilité pour laquelle certains d’entre nous (les fous) optent. Cela permet de nous faire distancer par les autres groupes et de nous retrouver seuls une fois à l’entrée de la véritable death road.
Sous nos pieds le gravier, autour de nous les magnifiques façades déchiquetées des montagnes environnantes… La brume se lève un peu, surement effrayée par le discours alarmiste de notre accompagnateur qui nous met en garde contre tous les dangers de la route.
Pendant quatre heures, nous allons dévaler cette incroyable route dont les volutes offrent de somptueux panoramas sur la vallée verdoyante sillonnée par les filaments étincelants des ruisseaux. Néanmoins, il ne faut pas se laisser déconcentrer par la beauté des paysages et garder les yeux sur la route pour éviter les petites têtes de bébé (surnom de ces cailloux ronds qui parsèment la route et qui peuvent vous faire riper à tout moment) et ne pas tomber dans le précipice. Le vide est effectivement très impressionnant, mais l’exercice est beaucoup moins difficile qu’il n’y parait et l’on se laisse rapidement envahir par une sensation grisante mêlant vertige et excitation, vitesse et rayons de soleil. On passe sous des cascades, on traverse des rivières pendant que la chaleur se fait tout de même de plus en plus forte, on arrive à destination complètement trempé.
Soulagée d’avoir survécu, je débats avec mes compagnons de la difficulté de la route. Tous ont passé un bon moment, mais pensent que le parcours est un peu survendu en terme de réel danger. Les abîmes vertigineux que longe la route sont surtout impressionnants de beauté. Rien de particulièrement technique, il suffit de se rappeler de deux choses : la direction du vélo est directement liée à celle du regard, rien ne peut arriver tant qu’on contrôle sa vitesse. Concernant le choix ce l’agence, les VTT fournis par Gravity sont effectivement de très bonne qualité (vélo tout suspendu, freins hydrauliques) et les accompagnateurs sont de bons camarades de jeux. En revanche, avec le recul, cette escapade n’est pas si dangereuse et ne nécessite pas forcément une telle dépense.
Après un petit moment de détente en compagnie des singes de Coroico, nous reprenons la même route en van pour rentrer à La Paz. La brume est revenue et c’est finalement cette partie de la journée qui s’avèrera être la plus périlleuse (même si plus facile à faire les yeux fermés !).
Conseils pratiques
| Orientation | De La Cumbre à Coroico. |
| Equipement | Tout l’équipement est fourni par l’agence (casque, gants, blouson, cape de pluie, pantalon, cache-col), l’eau et la nourriture aussi. |
| Autres | À savoir, sur cette route, on est sensé rouler à l’extérieur (du côté du vide). |
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Pour ce qui est des locaux de madness, ils ont aussi un bureau dans la sagarnaga, c'est possible de reserver la aussi
pour ce qui est des casques, personnellement je prefere avoir peut etre un peu plus chaud, et encore, les casques sont bien ventiles selon moi, et etre en securite ...
gravity utilise des casques freeride, pour avoir fait de la descente en france pendant plusieurs annees, jamais il ne me viendrait a l'esprit d'utiliser des casques freeride pour ca, la securite avant tout.
Pour ce qui est des tarifs, quand je suis descendu avec eux j'ai paye 650 bolivianos pour un velo double suspension, ca doit faire dans les 93 dollars
ils ont aussi un velo simple suspension a 470 bolivianos.
Merci shaitan365 pour ton commentaire !
Effectivement Madness a aussi très bonne réputation, nous avions hésité entre les deux, mais leur agence n'est pas souvent ouverte (vu que le personnel est souvent en train de dévaler la Route de la Mort au même moment) et du coup, il est difficile de réserver.
Les locaux de Gravity se situant dans la même galerie commerçante, on a atterri chez eux.
Côté casque, il fait quand même super chaud en bas avec un casque de moto, non ? Côté tarifs, tu peux nous en dire plus ?
Gravity ...
Etant sur la paz meme je n'ai pas eu que des echos positifs ...
Plusieurs accidents dont un assez grave : une touriste ayant fait une chute s'est retrouvee defiguree a cause d'un casque non adapte ...
Evidemment, un casque de velo classique lors d'une chute a 50 km/h, ca fait mal ...ç
Quant aux velos ...
J'ai bien aime le "Made in China" ecrit sur les Kona ...
Et l'ambiance full gringo de Gravity, non merci ...
Vivant a la paz on m'a recommande l'agence Madness et franchement je ne suis pas decu.
Des velos rocky mountain Made in Canada, et assembles a la main, de plus specialement concus pour le downhill.
Des casques integraux, les memes que pour le motocross, donc une garantie de protection superieure.
ensuite, une bien meilleure ambiance que dans gravity : Madness est une entreprise 100% bolivienne, et loin de l'usine a fric que s'avere etre gravity (le patron n'a pas bonne presse sur la paz, j'ai meme appris que certains de ses guides etrangers s'etaient vu refuser leur accreditation, ca rassure ...)
enfin bref, pour conclure, je conseille Madness Bolivia, et non gravity qui ressemble de plus en plus a un attrape touristes ...