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Posté le 10/01/2011
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Copyright © TripTeaser - Les haut plateaux de Bokor étaient appréciés des Français pour leur fraîcheur
Après la découverte des hauts plateaux du Bokor en 1917, L’administration française d’Indochine a l’idée d’y construire une luxueuse station d’altitude qui permettra a ses ressortissants de fuir facilement l’air vicié de Phnom Penh pendant les mois les plus chauds de l’année et de prendre du bon temps entre-soi. En quatre ans, on y édifie le grand Bokor Palace, un somptueux hôtel casino, mais aussi des boutiques, une poste, un commissariat, une église et des appartements royaux. Moins de vingt ans après, en 1940, les lieux doivent être évacués sous la menace des Khmers Issarak et des communistes vietnamiens. La haute société cambodgienne réinvestit les lieux dans les années 50 et 60 avant l’arrivée des Khmers rouges. Ces derniers doivent ensuite régulièrement céder le terrain aux Vietnamiens. En 1992, les casques bleus s’y installent puis c’est au tour des militaires gouvernementaux de venir ravager l’endroit et sa végétation. Aujourd’hui, la station climatique est en ruine, mais n’est pas laissée à l’abandon puisque le gouvernement a cédé le terrain pour cent ans à une importante compagnie cambodgienne, la Sokimex, qui prévoit d’y construire un important complexe touristique. Le Palace devrait être rénové et hôtels, golfs et restaurants devraient y être ajoutés, un projet qui se chiffre en millions de dollars. Ainsi depuis 2008, une route est en construction pour remplacer celle bâtie par les Français et devenue inutilisable avec le temps.
Du fait de ces travaux, les lieux ne sont accessibles que par intermittence et il faudra vous renseigner sur place pour savoir comment y aller. Mais cela vaut vraiment la peine, car vous découvrirez au sommet une incroyable ville fantôme où le luxe d’antan s’exprime au travers du carrelage moisi et des balcons rongés par la mousse. Nuances de bruns et de rouges qui colorent ce décor fantomatique qui va bientôt disparaitre. Dépêchez-vous !
De l’impressionnante salle de bal aux suites nuptiales, en passant par les cuisines et les escaliers du personnel, on peut arpenter l’hôtel de fond en comble et imaginer la vie des colons qui venaient s’y détendre. En arrivant tôt le matin, vous pourrez peut-être également de la vue splendide qui va jusqu’à la mer, mais vous vous apercevrez vite que la brume est également toujours de la partie. Qu’importe, cela rajoute au mystère de l’endroit !
Bien d’autres bâtiments sont également accessibles, difficile de savoir à quoi ils servaient à l’époque si ce n’est pour l’église au clocher toujours debout, dont l’intérieur a été transformé en lieu de pique-nique par les Cambodgiens, ou encore pour le poste de police à l’inscription en français toujours lisible qui a l’air de servir d’habitations comme c’est le cas de nombreux autres bâtiments (cherchez les brosses à dents, toujours un bon indice).
Quelques formations rocheuses aux formes extravagantes devraient également attirer votre attention, mais ne sortez pas trop des sentiers, il se pourrait que quelques mines soient encore planquées dans les environs. La nature a par ailleurs complètement repris ses droits sur ces derniers, même s’il est encore parfois possible de dénicher fruits ou légumes importés par les agronomes français qui tentèrent à l’époque de transformer une partie du Bokor en centre expérimental de cultures maraichères appelé le Val d’Émeraude.
Sur le chemin du retour, il est possible de faire un détour par une belle cascade où l’on peut se baigner (ou simplement tremper les pieds en saison sèche), lieux de détente apprécié des familles cambodgiennes qui en profitent au passage pour faire une petite prière au temple bouddhiste situé en amont.
Et si vous vous posez la question de savoir à quoi servait la drôle de maison abandonnée en contrebas du site, il s’agit d’un des palais du roi Sihanouk, le personnage le plus important de l’histoire Cambodgienne, surnommé le « dark palace » et dont celui-ci n’a jamais eu l’occasion de venir en profiter.
Pour finir, sachez que l’endroit a servi de lieu de tournage à City of Ghosts, un film de Matt Dillon (et aussi à un film d’horreur sud-coréen), que l’on y organise aussi parfois, parait-il, de grandes raves et d’autres événements secrets…
Du fait de ces travaux, les lieux ne sont accessibles que par intermittence et il faudra vous renseigner sur place pour savoir comment y aller. Mais cela vaut vraiment la peine, car vous découvrirez au sommet une incroyable ville fantôme où le luxe d’antan s’exprime au travers du carrelage moisi et des balcons rongés par la mousse. Nuances de bruns et de rouges qui colorent ce décor fantomatique qui va bientôt disparaitre. Dépêchez-vous !
De l’impressionnante salle de bal aux suites nuptiales, en passant par les cuisines et les escaliers du personnel, on peut arpenter l’hôtel de fond en comble et imaginer la vie des colons qui venaient s’y détendre. En arrivant tôt le matin, vous pourrez peut-être également de la vue splendide qui va jusqu’à la mer, mais vous vous apercevrez vite que la brume est également toujours de la partie. Qu’importe, cela rajoute au mystère de l’endroit !
Bien d’autres bâtiments sont également accessibles, difficile de savoir à quoi ils servaient à l’époque si ce n’est pour l’église au clocher toujours debout, dont l’intérieur a été transformé en lieu de pique-nique par les Cambodgiens, ou encore pour le poste de police à l’inscription en français toujours lisible qui a l’air de servir d’habitations comme c’est le cas de nombreux autres bâtiments (cherchez les brosses à dents, toujours un bon indice).
Quelques formations rocheuses aux formes extravagantes devraient également attirer votre attention, mais ne sortez pas trop des sentiers, il se pourrait que quelques mines soient encore planquées dans les environs. La nature a par ailleurs complètement repris ses droits sur ces derniers, même s’il est encore parfois possible de dénicher fruits ou légumes importés par les agronomes français qui tentèrent à l’époque de transformer une partie du Bokor en centre expérimental de cultures maraichères appelé le Val d’Émeraude.
Sur le chemin du retour, il est possible de faire un détour par une belle cascade où l’on peut se baigner (ou simplement tremper les pieds en saison sèche), lieux de détente apprécié des familles cambodgiennes qui en profitent au passage pour faire une petite prière au temple bouddhiste situé en amont.
Et si vous vous posez la question de savoir à quoi servait la drôle de maison abandonnée en contrebas du site, il s’agit d’un des palais du roi Sihanouk, le personnage le plus important de l’histoire Cambodgienne, surnommé le « dark palace » et dont celui-ci n’a jamais eu l’occasion de venir en profiter.
Pour finir, sachez que l’endroit a servi de lieu de tournage à City of Ghosts, un film de Matt Dillon (et aussi à un film d’horreur sud-coréen), que l’on y organise aussi parfois, parait-il, de grandes raves et d’autres événements secrets…
Conseils pratiques
| Orientation | Au départ de Kampot ou de Kep. Tant que la route n’est pas finie, être accompagné d’un guide est obligatoire. |
| Equipement | Si vous montez à pied, prévoyez d’être en forme. Certaines agences proposent de passer la nuit dans les ruines. |
| Budget | Entre 10 et 20 euros l’excursion d’une journée avec entrée (5$) et pique-nique inclus. |
| Autres | Si la route est ouverte (jour de fête nationale par exemple), vous pouvez y monter pas vous-même, en scooter par exemple. |
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