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Posté le 12/12/2009
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Y a pas à dire. Quand on parle de Corée (du Sud car oui, quand on dit "je reviens de Corée", y a toujours quelqu'un pour te demander si tu es parti dans une dictature où la première chose que l'on te demande c'est de te courber devant la statut d'un "grand" homme), on pense à 2 villes : Séoul et Pusan, l'équivalent Coréen de Paris et Marseille.
Mais entre Paris et Marseille, des villes, il y en a. En Corée, c'est pareil. Et il faut l'avouer, si je devais comparer Daegu à une ville française, je choisirais Clermont-Ferrand. Alors oui, c'est pas super sexy comme comparaison, quoique je suis certain que Clermont-Ferrand regorge de petits secrets que seul un averti connaît. Et puis y a des montagnes autour.
Alors pourquoi Daegu ? Histoire personnelle, un ami travaille là-bas, bim-bam occaz, je prends un gros sac, plein de fromages illégaux dans le monde entier mais pas chez nous, mon billet d'avion : Daegu me voilà.
Atterrissage à Seoul (qui veut dire "Capitale" en Coréen, astuce n°1), bus jusqu'à la "Central Bus Station" (comptez 45 minutes), et là, c'est parti pour 4 heures de bus pour Daegu. Arrivée à Daegu après un sommeil impérial (les Coréens savent faire des bus confortables, et puis le TGV, on le connaît, c'est le nôtre, le orange), une halte épique sur une aire d'autoroute industrielle (entendez par là qu'il n'y a pas des usines, mais un parking estimé à 5000 places de parking environ, après tout, pourquoi s'éparpiller quand on peut mettre 40 restaurants à côté, c'est bien fichu la Corée).
"On repart dans combien de temps ?"
"Ah vous ne parlez pas anglais"
Avec les doigts "10 minutes ?" "20 minutes ?" "Ah, no problem" "Merci mec !"
"Euh, comment on dit bonjour déjà ?"
"Ah oui ça a l'air bon"
"C'est pas des fruits de mer hein, non parce que je suis allergique et mes médocs sont dans le coffre du bus et je sais même pas dans combien de temps je repars"
"Bon ok je tente"
"Tiens c'est bizarre"
"Ah y a une sauce dedans !"
Bref, inutile de dire que des blancs sur une aire d'autoroute à 2h de Séoul, y en a pas. Donc y a pas besoin de parler anglais.
Le bus repart (rester devant c'est plus safe, on sait jamais), 2 heures de route à nouveau, un super sommeil, et arrivé... tiens, une gare de bus non goudronnée...
On n'atterrit pas en Corée par hasard, à Daegu, encore moins.
Daegu, c'est avant tout une cité industrielle. Le pays est passé d'une pauvreté relativement importante au top 20 des pays riches en moins de 30 ans. Forcément, ça bosse sévère. Mais en Corée, s'il y a un truc qu'on sait faire, c'est sortir et faire la fête.
Inutile de dire que Daegu regorge de restaurants, bars, boîtes, norebang (comprenez par là Karaoke) et autres sources chaudes. Mais bon, ça on peut le faire un peu n'importe où.
So what to see in Daegu ?
D'abord : Gatbawi. Gatbawi, c'est le Bouddha qui écoute. Statue plusieurs fois centenaire au sommet d'une sacrée montagne (850m de dénivelée à pied, Clermond Ferrand je vous dis !), c'est un lieu de culte majeur en Corée.
La légende veut que Gatbawi soit le Bouddha qui écoute puis exauce vos prières. Perso j'espérais simplement rentrer chez moi en vie sachant que je devrais redescendre la montagne de nuit, et je suis là pour vous écrire un petit reportage. Donc a priori, ça marche.
Innombrables bougies, plaquettes de prières et autres manuscrits requis pour des voeux plus ambitieux.
Ensuite, le temple Donghwasa.
Toujours au milieu des montagnes (pas le choix),
Comptez une demi-journée pour visiter ce temple énorme et totalement rénové. Et en plus, ça ne perd pas de son charme. Intéressant, les personnages de la mythologie Coréenne sont représentés dans une série de sculptures derrière un Bouddha d'une taille impressionnante (je pense que votre guide vous en parlera mieux que moi). Très romantique, pagodes, sculpture, verdure et prêtres à gogo.
Le stade. Ah, le stade. Le stade de Daegu a été construit pour la Coupe du Monde 2002, et pour moi qui suis un habitué des stades, et bien c'est un sacré stade ! Pas de photo perso malheureusement (merci Lifeinkorea.com), mais je pense qu'il est important de souligner que c'est ze place to be pour aller pic-niquer. Au milieu des montagnes (ça s'invente pas), pic-niquer près du stade de Daegu vous présente à la fois une merveille architecturale, mais surtout une vue imprenable sur la colonisation humaine (je ferai sûrement un reportage sur l'architecture en Corée) au milieu d'une nature sacrément sauvage.
Mais le plus impressionnant à Daegu (parce que je suis pas un guide touristique non plus), c'est l'immersion totale et absolue où les seuls étrangers sont des militaires américains basés à quelques kilomètres de la ville (12 français au total d'après le consul).
Une ville qui vit pour travailler, et qui sort pour compenser.
Un bar, ça ferme à 5 heures du mat.
Un magasin, ça ferme jamais.
Une bière, ça vaut 50 centimes. Un Soju (liqueur de riz locale), 1€.
Des restaus, il y en a des milliers.
Pour sortir, c'est pas compliqué : aller à Banwoldang. Suivez la foule.
Inutile de parler des restaurants, ils ferment et ouvrent à tour de bras. Les institutions, c'est simple, il y a la queue devant.
Une soirée à Daegu, il faut compter 30 à 40 € quand elle se finit à 5 heures du mat.
Des embrouilles ? Il n'y en a pas.
Des gens à rencontrer ? Comme au Japon (et je pense que ça y est, j'ai un contrat sur ma tête pour avoir comparé le Japon à la Corée), soit les gens t'évitent, soit ils sont curieux. Très curieux. Lors de mes rares soirées seul à Daegu, j'ai toujours trouvé une personne, ou une bande de jeunes, pour me faire sortir et m'emmener dans des coins branchés où mine de rien, ça bouge sévère.
Et si vous voyez le panneau en photo 5 : c'est chez Jun. Un jeune barman qui a monté son bar tout seul comme un grand. Il a fait toute la déco, il a 3 clients. Il parle anglais (lui) et a sa petite clientèle. Dites-lui bonjour de la part de Gzav, Benou et les français de chez Piong-Ha Valeo, il vous paiera un verre (vérifié sur Facebook avant de poster ce reportage)
Mais entre Paris et Marseille, des villes, il y en a. En Corée, c'est pareil. Et il faut l'avouer, si je devais comparer Daegu à une ville française, je choisirais Clermont-Ferrand. Alors oui, c'est pas super sexy comme comparaison, quoique je suis certain que Clermont-Ferrand regorge de petits secrets que seul un averti connaît. Et puis y a des montagnes autour.
Alors pourquoi Daegu ? Histoire personnelle, un ami travaille là-bas, bim-bam occaz, je prends un gros sac, plein de fromages illégaux dans le monde entier mais pas chez nous, mon billet d'avion : Daegu me voilà.
Atterrissage à Seoul (qui veut dire "Capitale" en Coréen, astuce n°1), bus jusqu'à la "Central Bus Station" (comptez 45 minutes), et là, c'est parti pour 4 heures de bus pour Daegu. Arrivée à Daegu après un sommeil impérial (les Coréens savent faire des bus confortables, et puis le TGV, on le connaît, c'est le nôtre, le orange), une halte épique sur une aire d'autoroute industrielle (entendez par là qu'il n'y a pas des usines, mais un parking estimé à 5000 places de parking environ, après tout, pourquoi s'éparpiller quand on peut mettre 40 restaurants à côté, c'est bien fichu la Corée).
"On repart dans combien de temps ?"
"Ah vous ne parlez pas anglais"
Avec les doigts "10 minutes ?" "20 minutes ?" "Ah, no problem" "Merci mec !"
"Euh, comment on dit bonjour déjà ?"
"Ah oui ça a l'air bon"
"C'est pas des fruits de mer hein, non parce que je suis allergique et mes médocs sont dans le coffre du bus et je sais même pas dans combien de temps je repars"
"Bon ok je tente"
"Tiens c'est bizarre"
"Ah y a une sauce dedans !"
Bref, inutile de dire que des blancs sur une aire d'autoroute à 2h de Séoul, y en a pas. Donc y a pas besoin de parler anglais.
Le bus repart (rester devant c'est plus safe, on sait jamais), 2 heures de route à nouveau, un super sommeil, et arrivé... tiens, une gare de bus non goudronnée...
On n'atterrit pas en Corée par hasard, à Daegu, encore moins.
Daegu, c'est avant tout une cité industrielle. Le pays est passé d'une pauvreté relativement importante au top 20 des pays riches en moins de 30 ans. Forcément, ça bosse sévère. Mais en Corée, s'il y a un truc qu'on sait faire, c'est sortir et faire la fête.
Inutile de dire que Daegu regorge de restaurants, bars, boîtes, norebang (comprenez par là Karaoke) et autres sources chaudes. Mais bon, ça on peut le faire un peu n'importe où.
So what to see in Daegu ?
D'abord : Gatbawi. Gatbawi, c'est le Bouddha qui écoute. Statue plusieurs fois centenaire au sommet d'une sacrée montagne (850m de dénivelée à pied, Clermond Ferrand je vous dis !), c'est un lieu de culte majeur en Corée.
La légende veut que Gatbawi soit le Bouddha qui écoute puis exauce vos prières. Perso j'espérais simplement rentrer chez moi en vie sachant que je devrais redescendre la montagne de nuit, et je suis là pour vous écrire un petit reportage. Donc a priori, ça marche.
Innombrables bougies, plaquettes de prières et autres manuscrits requis pour des voeux plus ambitieux.
Ensuite, le temple Donghwasa.
Toujours au milieu des montagnes (pas le choix),
Comptez une demi-journée pour visiter ce temple énorme et totalement rénové. Et en plus, ça ne perd pas de son charme. Intéressant, les personnages de la mythologie Coréenne sont représentés dans une série de sculptures derrière un Bouddha d'une taille impressionnante (je pense que votre guide vous en parlera mieux que moi). Très romantique, pagodes, sculpture, verdure et prêtres à gogo.
Le stade. Ah, le stade. Le stade de Daegu a été construit pour la Coupe du Monde 2002, et pour moi qui suis un habitué des stades, et bien c'est un sacré stade ! Pas de photo perso malheureusement (merci Lifeinkorea.com), mais je pense qu'il est important de souligner que c'est ze place to be pour aller pic-niquer. Au milieu des montagnes (ça s'invente pas), pic-niquer près du stade de Daegu vous présente à la fois une merveille architecturale, mais surtout une vue imprenable sur la colonisation humaine (je ferai sûrement un reportage sur l'architecture en Corée) au milieu d'une nature sacrément sauvage.
Mais le plus impressionnant à Daegu (parce que je suis pas un guide touristique non plus), c'est l'immersion totale et absolue où les seuls étrangers sont des militaires américains basés à quelques kilomètres de la ville (12 français au total d'après le consul).
Une ville qui vit pour travailler, et qui sort pour compenser.
Un bar, ça ferme à 5 heures du mat.
Un magasin, ça ferme jamais.
Une bière, ça vaut 50 centimes. Un Soju (liqueur de riz locale), 1€.
Des restaus, il y en a des milliers.
Pour sortir, c'est pas compliqué : aller à Banwoldang. Suivez la foule.
Inutile de parler des restaurants, ils ferment et ouvrent à tour de bras. Les institutions, c'est simple, il y a la queue devant.
Une soirée à Daegu, il faut compter 30 à 40 € quand elle se finit à 5 heures du mat.
Des embrouilles ? Il n'y en a pas.
Des gens à rencontrer ? Comme au Japon (et je pense que ça y est, j'ai un contrat sur ma tête pour avoir comparé le Japon à la Corée), soit les gens t'évitent, soit ils sont curieux. Très curieux. Lors de mes rares soirées seul à Daegu, j'ai toujours trouvé une personne, ou une bande de jeunes, pour me faire sortir et m'emmener dans des coins branchés où mine de rien, ça bouge sévère.
Et si vous voyez le panneau en photo 5 : c'est chez Jun. Un jeune barman qui a monté son bar tout seul comme un grand. Il a fait toute la déco, il a 3 clients. Il parle anglais (lui) et a sa petite clientèle. Dites-lui bonjour de la part de Gzav, Benou et les français de chez Piong-Ha Valeo, il vous paiera un verre (vérifié sur Facebook avant de poster ce reportage)
Conseils pratiques
| Orientation | Gatbawi - Dohak-dong, Dong-gu, Daegu Donghwasa - 35 Dohak-dong, Dong-gu, Daegu |
| Equipement | Chaussures de randonnée, médicament anti-gueule de bois, une sacrée paire, et un grand sourire |
Taejon
26°
26°
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Posté par
Gzav
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