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Posté le 18/06/2010
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Amateurs de sensations fortes, la Normandie est là pour vous !
A quelques trois heures en voiture de Paris, un site magnifique vous accueille pour vous faire vivre des émotions incroyables dans un cadre très agréable.
Conçu par Gustave Eiffel entre 1887 et 1889 pour y faire circuler les trains entre Caen et Vire, le viaduc de la Souleuvre a connu une vie mouvementée. Légèrement endommagé durant la seconde guerre mondiale, son tablier a été dynamité en 1970 pour des raisons de sécurité. Ses cinq piliers, représentant 14 000 m³ de pierres de taille de 350 kg en granit, étaient plus dur à faire disparaitre ! Ils sont restés indemnes pendant près de vingt ans, tours inutiles au milieu de la vallée, avant que le groupe de saut à l'élastique A.J.Hackett Bungy ne décide de réhabiliter le site et d'en faire une plateforme de saut. Ils y construisent alors une passerelle suspendue de 140m de long, sur la rive droite de la Souleuvre, côté La Ferrière-Harang. De cette plateforme, de nombreux cris, de nombreuses frayeurs, et de nombreuses montées d'adrénaline ont depuis accompagné les visiteurs les plus téméraires.
Difficile d'accès sans être véhiculé, le lieu met à votre disposition un vaste parking gratuit juste à coté du site. Une fois garé, vous rejoignez l'accueil situé au tout début de la passerelle. Vous pouvez alors vous inscrire pour un saut ou pour un tour de "Scable", une tyrolienne géante de près de 400m. Vous passez sur la balance et on écrit votre poids sur le dos de la main (désolé mesdemoiselles, mais ici on ne triche pas!). Ensuite, vous êtes complètement libres de vous déplacer sur le site, exception faite de la passerelle elle-même, pour laquelle il vous faudra débourser 2 € (sauf si vous sautez ou accompagnez quelqu'un qui le fait). Il est donc temps de faire une petite visite.
Au dessus de l'accueil, le point de départ du Scable offre une vue magnifique sur la vallée. En étant attentif, vous verrez peut-être un sauteur dépasser d'un pilier avant de disparaître. Si vous entendez un cri, jetez un œil, il y a probablement quelqu'un au bout du fil !
Si vous arrivez comme nous en milieu de journée, une question existentielle va bien vite se poser : manger or not manger ? Eh oui, avant de plonger tête en bas d'une soixantaine de mètres, la question mérite d'être posée ! D'après notre enquête, il est recommandé de ne pas manger. Ceci dit, quelques frites au snack du site ne vous feront pas de mal si vous avez l'estomac dans les talons.
Ayant un peu de temps avant l'heure de votre saut, pourquoi ne pas faire un tour dans la vallée, afin de voir plus près la tête des suicidaires qui vous précèdent ? Sont-ils tout vert ? Ont-ils le sourire jusqu'aux oreilles ? Mystère...
La descente est très agréable et vous offre le choix entre un trajet en pente douce ou un escalier qui semble être constitué de traverses de chemin de fer. Toute la verdure qui vous entoure donne un air apaisant à cette atmosphère ponctuée de cris plus ou moins inquiétants. Si vous ne pensez pas sauter, vous aurez au moins fait une jolie petite balade. Comptez une dizaine de minutes pour vous retrouver au pied des piliers. Un petit coup d'œil sur la plateforme... Tiens, ça a l'air plus haut vu d'en bas !
Un grand espace de verdure, quelques jeux pour enfants plus ou moins grands, une petite buvette... Même ceux qui resteront en bas auront de quoi passer un bon moment. Et question spectacle, aucun souci. Rien de tel que de voir un sauteur finir sa descente par un petit plouf de la tête dans la Souleuvre !
Vu de l'autre coté, le spectacle est parfois moins drôle, mais bien plus excitant. La passerelle, si jolie à regarder, s'avère ne pas être aussi rigide qu'on le croyait. L'assurance de certains commence déjà à montrer des signes de faiblesse. Les fanfaronnades font place à un constat inquiétant : il n'est plus temps de reculer. Est-ce le froid du vent ou est-ce l'inquiétude qui s'installe qui fait trembler cette jambe ?
Arrivé au deuxième pilier, une petite salle abritée du vent sert à préparer les candidats. Un petit moment d'attente. Pas de problème, vous n'avez rien que des bonnes pensées à ruminer en attendant votre tour.
Et puis c'est à vous. On vous met un baudrier, on vous attache les pieds. Un élastique aux pieds et un autre à la taille, en sécurité. Il parait qu'il ne sert jamais. Mouais.
Au passage, on vous demande si vous voulez toucher l'eau, et jusqu'où. A vous de décider. Une telle maîtrise, c'est quand même rassurant.
Enfin, il est temps d'avancer sur la planche. C'est le moment fatidique. les deux pieds attachés, vous vous rendez compte que ce n'est pas évident de se déplacer jusqu'au bout. Et ceux d'en bas qui croient que c'est de la peur. N'importe quoi! Le corps commence à réaliser ce qui est sur le point de se passer et essaie de vous faire comprendre qu'il n'est pas d'accord. Sauter dans le vide de 61m de haut ne peut pas être une bonne idée. Il le sait, il a toujours envoyé des produits chimiques dans votre organisme chaque fois qu'un cas similaire se présentait, et vous êtes toujours en vie. On ne remet pas en cause des millions d'années de sélection génétique. Qui dit sauter d'un pont dit danger, qui dit danger dit adrénaline et autres produits dissuasifs. Vous pouvez lui dire tout ce que vous voudrez, il sait bien qu'il a raison. Et il vous le fait savoir à sa façon. Qu'importe, c'est ça qui est bon et c'est exactement pour ça que vous êtes là !
Le point culminant, c'est quand le membre du staff qui tenait l'élastique pendant que vous avanciez sur la planche le relâche. Le simple poids de toute cette longueur d'élastique semble essayer de vous entrainer avec lui vers des abîmes insondables. Les deux pieds attachés, au bout de la planche, avec le poids de l'élastique qui vous tire, vous savez que cette situation va devoir trouver un dénouement rapide. Si vous ne sautez pas, vous risquez la chute! Quoiqu'il en soit, les organisateurs savent bien que plus vous attendez, plus votre corps s'exprime et que plus il s'exprime, moins vous avez envie de sauter. 5,4,3,2,1 go! Vous vous laissez tomber et donnez une petite impulsion sur la fin histoire de bien décoller. Yooooohoooooo!!
Une fois en bas, ça va tout de suite beaucoup mieux. On rigole, on se tape dans le dos. Ceux qui étaient pris de panique sur la passerelle envisagent déjà de faire un deuxième saut !! Heureusement, il vous reste les Scable et le Swing.
Le Scable est une tyrolienne de 400m de long à travers la vallée, à faire à deux. Un bon moyen de continuer sur sa lancée après un saut, ou de se faire des sensations si l'on a pas voulu faire le grand saut. Quand au Swing, c'est une autre histoire. Imaginez : une sorte de balançoire géante, avec un arc de 150m. En fait, la plus grande balançoire d'Europe ! Des sensations extrêmes à 2 G Force à plus de 120 km/h en passant à moins de 2m de sol ! Croyez moi, en terme de sensation, ça vaut bien son saut à l'élastique !
Quelle que soit votre choix d'activité, vous trouverez au viaduc de Souleuvre un cadre magnifique, une équipe très sympathique et des gens au sourire large comme une pastèque. Et rien que pour ça, ça vaut bien le détour !
A quelques trois heures en voiture de Paris, un site magnifique vous accueille pour vous faire vivre des émotions incroyables dans un cadre très agréable.
Conçu par Gustave Eiffel entre 1887 et 1889 pour y faire circuler les trains entre Caen et Vire, le viaduc de la Souleuvre a connu une vie mouvementée. Légèrement endommagé durant la seconde guerre mondiale, son tablier a été dynamité en 1970 pour des raisons de sécurité. Ses cinq piliers, représentant 14 000 m³ de pierres de taille de 350 kg en granit, étaient plus dur à faire disparaitre ! Ils sont restés indemnes pendant près de vingt ans, tours inutiles au milieu de la vallée, avant que le groupe de saut à l'élastique A.J.Hackett Bungy ne décide de réhabiliter le site et d'en faire une plateforme de saut. Ils y construisent alors une passerelle suspendue de 140m de long, sur la rive droite de la Souleuvre, côté La Ferrière-Harang. De cette plateforme, de nombreux cris, de nombreuses frayeurs, et de nombreuses montées d'adrénaline ont depuis accompagné les visiteurs les plus téméraires.
Difficile d'accès sans être véhiculé, le lieu met à votre disposition un vaste parking gratuit juste à coté du site. Une fois garé, vous rejoignez l'accueil situé au tout début de la passerelle. Vous pouvez alors vous inscrire pour un saut ou pour un tour de "Scable", une tyrolienne géante de près de 400m. Vous passez sur la balance et on écrit votre poids sur le dos de la main (désolé mesdemoiselles, mais ici on ne triche pas!). Ensuite, vous êtes complètement libres de vous déplacer sur le site, exception faite de la passerelle elle-même, pour laquelle il vous faudra débourser 2 € (sauf si vous sautez ou accompagnez quelqu'un qui le fait). Il est donc temps de faire une petite visite.
Au dessus de l'accueil, le point de départ du Scable offre une vue magnifique sur la vallée. En étant attentif, vous verrez peut-être un sauteur dépasser d'un pilier avant de disparaître. Si vous entendez un cri, jetez un œil, il y a probablement quelqu'un au bout du fil !
Si vous arrivez comme nous en milieu de journée, une question existentielle va bien vite se poser : manger or not manger ? Eh oui, avant de plonger tête en bas d'une soixantaine de mètres, la question mérite d'être posée ! D'après notre enquête, il est recommandé de ne pas manger. Ceci dit, quelques frites au snack du site ne vous feront pas de mal si vous avez l'estomac dans les talons.
Ayant un peu de temps avant l'heure de votre saut, pourquoi ne pas faire un tour dans la vallée, afin de voir plus près la tête des suicidaires qui vous précèdent ? Sont-ils tout vert ? Ont-ils le sourire jusqu'aux oreilles ? Mystère...
La descente est très agréable et vous offre le choix entre un trajet en pente douce ou un escalier qui semble être constitué de traverses de chemin de fer. Toute la verdure qui vous entoure donne un air apaisant à cette atmosphère ponctuée de cris plus ou moins inquiétants. Si vous ne pensez pas sauter, vous aurez au moins fait une jolie petite balade. Comptez une dizaine de minutes pour vous retrouver au pied des piliers. Un petit coup d'œil sur la plateforme... Tiens, ça a l'air plus haut vu d'en bas !
Un grand espace de verdure, quelques jeux pour enfants plus ou moins grands, une petite buvette... Même ceux qui resteront en bas auront de quoi passer un bon moment. Et question spectacle, aucun souci. Rien de tel que de voir un sauteur finir sa descente par un petit plouf de la tête dans la Souleuvre !
Vu de l'autre coté, le spectacle est parfois moins drôle, mais bien plus excitant. La passerelle, si jolie à regarder, s'avère ne pas être aussi rigide qu'on le croyait. L'assurance de certains commence déjà à montrer des signes de faiblesse. Les fanfaronnades font place à un constat inquiétant : il n'est plus temps de reculer. Est-ce le froid du vent ou est-ce l'inquiétude qui s'installe qui fait trembler cette jambe ?
Arrivé au deuxième pilier, une petite salle abritée du vent sert à préparer les candidats. Un petit moment d'attente. Pas de problème, vous n'avez rien que des bonnes pensées à ruminer en attendant votre tour.
Et puis c'est à vous. On vous met un baudrier, on vous attache les pieds. Un élastique aux pieds et un autre à la taille, en sécurité. Il parait qu'il ne sert jamais. Mouais.
Au passage, on vous demande si vous voulez toucher l'eau, et jusqu'où. A vous de décider. Une telle maîtrise, c'est quand même rassurant.
Enfin, il est temps d'avancer sur la planche. C'est le moment fatidique. les deux pieds attachés, vous vous rendez compte que ce n'est pas évident de se déplacer jusqu'au bout. Et ceux d'en bas qui croient que c'est de la peur. N'importe quoi! Le corps commence à réaliser ce qui est sur le point de se passer et essaie de vous faire comprendre qu'il n'est pas d'accord. Sauter dans le vide de 61m de haut ne peut pas être une bonne idée. Il le sait, il a toujours envoyé des produits chimiques dans votre organisme chaque fois qu'un cas similaire se présentait, et vous êtes toujours en vie. On ne remet pas en cause des millions d'années de sélection génétique. Qui dit sauter d'un pont dit danger, qui dit danger dit adrénaline et autres produits dissuasifs. Vous pouvez lui dire tout ce que vous voudrez, il sait bien qu'il a raison. Et il vous le fait savoir à sa façon. Qu'importe, c'est ça qui est bon et c'est exactement pour ça que vous êtes là !
Le point culminant, c'est quand le membre du staff qui tenait l'élastique pendant que vous avanciez sur la planche le relâche. Le simple poids de toute cette longueur d'élastique semble essayer de vous entrainer avec lui vers des abîmes insondables. Les deux pieds attachés, au bout de la planche, avec le poids de l'élastique qui vous tire, vous savez que cette situation va devoir trouver un dénouement rapide. Si vous ne sautez pas, vous risquez la chute! Quoiqu'il en soit, les organisateurs savent bien que plus vous attendez, plus votre corps s'exprime et que plus il s'exprime, moins vous avez envie de sauter. 5,4,3,2,1 go! Vous vous laissez tomber et donnez une petite impulsion sur la fin histoire de bien décoller. Yooooohoooooo!!
Une fois en bas, ça va tout de suite beaucoup mieux. On rigole, on se tape dans le dos. Ceux qui étaient pris de panique sur la passerelle envisagent déjà de faire un deuxième saut !! Heureusement, il vous reste les Scable et le Swing.
Le Scable est une tyrolienne de 400m de long à travers la vallée, à faire à deux. Un bon moyen de continuer sur sa lancée après un saut, ou de se faire des sensations si l'on a pas voulu faire le grand saut. Quand au Swing, c'est une autre histoire. Imaginez : une sorte de balançoire géante, avec un arc de 150m. En fait, la plus grande balançoire d'Europe ! Des sensations extrêmes à 2 G Force à plus de 120 km/h en passant à moins de 2m de sol ! Croyez moi, en terme de sensation, ça vaut bien son saut à l'élastique !
Quelle que soit votre choix d'activité, vous trouverez au viaduc de Souleuvre un cadre magnifique, une équipe très sympathique et des gens au sourire large comme une pastèque. Et rien que pour ça, ça vaut bien le détour !
Conseils pratiques
| Orientation | Depuis Paris : Autoroute A13 jusqu'à Caen puis Autoroute A84 vers Rennes Sortie 41 direction Vire jusqu'au viaduc Point GPS: + N 48,95386° + W 0,88329° |
| Equipement | Un sac pour vider ses poches |
| Budget | 150 € |
| Autres | Des photos et vidéos de vos activités sont disponible (mais un peu chères) |
Paris
15°
15°
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Posté par
Mattso
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