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Posté le 18/08/2010
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Véritable sentinelle, le château de Quéribus surveille toute la plaine du Roussillon du sommet de son promontoire à 728 mètres du sol, une situation stratégique qui valut à ce nid d’aigle d’être le dernier bastion cathare à tomber aux mains des Croisés en 1255 (onze ans après Montségur).
Une fois la Croisade contre les Albigeois terminée, le château devient une pièce maitresse du dispositif défensif français. Avec Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes, il est l'un des « cinq fils de Carcassonne » qui assurent la protection de la frontière franco-espagnole.
Cette dernière est modifiée en 1659 avec le Traité des Pyrénées, Queribus perd alors de son intérêt, plus personne n’y réside et les lieux se dégradent peu à peu jusqu'à son classement Monument historique en 1907. De récents travaux de rénovation ont permis de consolider la structure du château et de rénover le donjon.
On peut apercevoir depuis la route la silhouette de ce dernier qui semble pointer vers le ciel depuis une éternité. Arrivé au bas de la colline, on reste stupéfait devant la vision de cet ensemble architectural qui complète si bien le relief. Quelques minutes plus tard, nous voilà devant la première enceinte, pressés de découvrir ce qu’il se cache à l’intérieur.
Ce sont quatre siècles d'évolutions de l'art défensif qui s’exposent sous nos yeux. Archères utilisées par les arbalétriers, des meurtrières canonnières pour les armes à feu, mâchicoulis, assommoirs, bretèches… Emprunter le chemin de ronde, c’est s’imaginer assiégé. Il paraitrait qu’avec de tels dispositifs, il suffirait d’être une vingtaine pour défendre les lieux contre l’envahisseur. Pour l’instant, on redevient enfant, gravissant chaque escalier, se faufilant dans chaque ouverture, guettant l’horizon par delà les murailles.
Nous arrivons au Donjon essoufflés mais aussi ébahis de le retrouver en si bon état. Ses murs massifs cachent une salle surprenant à la splendide voûte nervurée de quatre croisées d'ogives, le tout soutenu par un impressionnant pilier. Une chapelle gothique au cœur d’un donjon ? Nul ne sait à quoi servait réellement cette pièce, mais il s’en dégage quelque chose de magique, tout aussi impalpable que les rayons du soleil qui passent par l’immense fenêtre.
De là, on peut monter sur la terrasse supérieure qui offre une vue à 360 ° sur les alentours, de la mer, aux Corbières, jusqu'aux Pyrénées. Au loin, on aperçoit le château de Peyrepertuse dont les murailles semblent se fondre avec la crête rocheuse sur laquelle elles ont été érigées. C’est le moment de se gorger de vent en rêvant d’aventures avant d’aller finir la visite en beauté en descendant dans les caves. Un étroit passage mal éclairé, la Caponnière, vous mènera à une Casemate d’où les soldats veillaient sur une colline un peu trop proche de la forteresse à leur gout.
Une fois la Croisade contre les Albigeois terminée, le château devient une pièce maitresse du dispositif défensif français. Avec Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes, il est l'un des « cinq fils de Carcassonne » qui assurent la protection de la frontière franco-espagnole.
Cette dernière est modifiée en 1659 avec le Traité des Pyrénées, Queribus perd alors de son intérêt, plus personne n’y réside et les lieux se dégradent peu à peu jusqu'à son classement Monument historique en 1907. De récents travaux de rénovation ont permis de consolider la structure du château et de rénover le donjon.
On peut apercevoir depuis la route la silhouette de ce dernier qui semble pointer vers le ciel depuis une éternité. Arrivé au bas de la colline, on reste stupéfait devant la vision de cet ensemble architectural qui complète si bien le relief. Quelques minutes plus tard, nous voilà devant la première enceinte, pressés de découvrir ce qu’il se cache à l’intérieur.
Ce sont quatre siècles d'évolutions de l'art défensif qui s’exposent sous nos yeux. Archères utilisées par les arbalétriers, des meurtrières canonnières pour les armes à feu, mâchicoulis, assommoirs, bretèches… Emprunter le chemin de ronde, c’est s’imaginer assiégé. Il paraitrait qu’avec de tels dispositifs, il suffirait d’être une vingtaine pour défendre les lieux contre l’envahisseur. Pour l’instant, on redevient enfant, gravissant chaque escalier, se faufilant dans chaque ouverture, guettant l’horizon par delà les murailles.
Nous arrivons au Donjon essoufflés mais aussi ébahis de le retrouver en si bon état. Ses murs massifs cachent une salle surprenant à la splendide voûte nervurée de quatre croisées d'ogives, le tout soutenu par un impressionnant pilier. Une chapelle gothique au cœur d’un donjon ? Nul ne sait à quoi servait réellement cette pièce, mais il s’en dégage quelque chose de magique, tout aussi impalpable que les rayons du soleil qui passent par l’immense fenêtre.
De là, on peut monter sur la terrasse supérieure qui offre une vue à 360 ° sur les alentours, de la mer, aux Corbières, jusqu'aux Pyrénées. Au loin, on aperçoit le château de Peyrepertuse dont les murailles semblent se fondre avec la crête rocheuse sur laquelle elles ont été érigées. C’est le moment de se gorger de vent en rêvant d’aventures avant d’aller finir la visite en beauté en descendant dans les caves. Un étroit passage mal éclairé, la Caponnière, vous mènera à une Casemate d’où les soldats veillaient sur une colline un peu trop proche de la forteresse à leur gout.
Conseils pratiques
| Orientation | À 2 km de Cucugnan par la D 123. Comptez 15 minutes de marche à peine pour arriver au sommet. |
| Equipement | Bonnes chaussures même si le chemin qui mène au château reste très praticable. Lampe de poche pour la Caponnière. |
| Budget | 5 euros, 4 euros le tarif réduit. Donne également accès au théâtre de Cucugnan. |
| Autres | Nov-janv : 10h-17h, fév : 10h-17h30, mars : 10h-18h, avril-sept : 9h30-19h30 (20h en juillet-aout). |
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