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Posté le 20/11/2010
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Un parfum d’anciennes légendes évoquant les rois oubliés de Bali émane du site du Gunung Kawi. Dès l’arrivée sur les lieux, les rizières environnantes, les escaliers encastrés dans la roche et le profond couloir à ciel ouvert qui les prolonge plongent le visiteur dans une ambiance surannée au charme indescriptible.
Au bout du sentier pavé, une ouverture entaille la roche en deux pour laisser découvrir la magie de ce canyon et sa rivière sacrée, la rivière Pakrisan. Celle-ci sert de ligne de symétrie à un ensemble de temples creusés à même la roche dans des falaises de plus de sept mètres de haut.
Datant du XIe siècle, ce complexe est un des plus vieux, des plus imposants et des mieux conservés de Bali. On y trouve dix candi (temples) taillés dans la paroi rocheuse à l’intérieur de niches gigantesques excavées pour l’occasion, une architecture qui, de toute l’Indonésie, n’est présente qu’à Bali et dans laquelle on peut deviner une forte influence indienne.
Habituellement un Candi désigne symboliquement la demeure de Candika, Déesse de la Mort, et épouse de Shiva et commémore un personnage important du royaume. Ici, selon les interprétations, les cinq temples de la rive Est ont auraient érigés en l’honneur du Roi Udayana, son épouse Mahendradatta, son fils Airlangga et ses deux frères, Anak Wungsu qui régna sur Bali et Marakata qui régna sur Kava, tandis que les quatre monuments de la rive Ouest seraient dédiée aux favorites d’Anak Wungsu. Une deuxième hypothèse avance que l’ensemble des lieux aurait été construit en l’honneur d’Anak Wungsu, ses épouses et ses concubines (qui se seraient jetées au bucher à sa mort) et que le dixième candi isolé concernerait un ministre royal.
Il y a en effet 10 temples à Gunung Kawi, 5 d’un côté, 4 de l’autre, et un dixième, le Griya Pedanda, est à l’écart, perdu dans les rizières. Partir à sa recherche vous permettra de profiter de la merveilleuse nature environnante.
Lors de notre passage à Bali fin septembre 2010, de nombreuses cérémonies se déroulaient dans tous les temples de l’île. Les journées du 20, 21 et 22 septembre étaient celles de la grande purification où, comme tous les six mois environ, les Balinais convergent vers la mer pour y laver leur corps et leur âme. Nous avons croisé de nombreuses processions tout au long de notre parcours, mais la cérémonie intimiste qui se déroulait au Gunung Kawi, loin de la mer, mais traversé par la rivière, fait partie de celles qui nous ont le plus marqués.
Dans l’enceinte du temple principal, plusieurs grands-mères étaient attelées à la confection d’offrandes. Certaines sculptant la pâte de riz à la vitesse de la lumière, d’autres assemblant pétales de fleur et feuillage odorant, d’autres encore répartissant le tout dans de petites coupelles végétales, elles nous ont accueillis parmi elles pour nous montrer leur savoir-faire. En prenant place à leur côté, nous avons partagé un moment exceptionnel où la barrière de la langue s’efface d’un sourire.
Plus loin, au cœur du temple, nous avons trouvé un groupe de jeunes religieux occupé à empaqueter des montagnes d’offrandes et d’encens. Nous les avons suivis sur l’autre rive où, face aux majestueux candi, nous avons assisté à une cérémonie silencieuse d’une ferveur impressionnante. Comme dans une chorégraphie, chacun sait ce qu’il doit faire et la scène se met en place très rapidement. Assis en rang sur leurs tongs, les mains ouvertes vers le ciel puis jointes au dessus de la tête, ils s’adonnent à leur foi dans un ensemble surprenant sans se soucier des visiteurs qui restent muets eux aussi, de stupeur et de respect.
Voici une vidéo pour vous faire partager tout cela en image :
Au bout du sentier pavé, une ouverture entaille la roche en deux pour laisser découvrir la magie de ce canyon et sa rivière sacrée, la rivière Pakrisan. Celle-ci sert de ligne de symétrie à un ensemble de temples creusés à même la roche dans des falaises de plus de sept mètres de haut.
Datant du XIe siècle, ce complexe est un des plus vieux, des plus imposants et des mieux conservés de Bali. On y trouve dix candi (temples) taillés dans la paroi rocheuse à l’intérieur de niches gigantesques excavées pour l’occasion, une architecture qui, de toute l’Indonésie, n’est présente qu’à Bali et dans laquelle on peut deviner une forte influence indienne.
Habituellement un Candi désigne symboliquement la demeure de Candika, Déesse de la Mort, et épouse de Shiva et commémore un personnage important du royaume. Ici, selon les interprétations, les cinq temples de la rive Est ont auraient érigés en l’honneur du Roi Udayana, son épouse Mahendradatta, son fils Airlangga et ses deux frères, Anak Wungsu qui régna sur Bali et Marakata qui régna sur Kava, tandis que les quatre monuments de la rive Ouest seraient dédiée aux favorites d’Anak Wungsu. Une deuxième hypothèse avance que l’ensemble des lieux aurait été construit en l’honneur d’Anak Wungsu, ses épouses et ses concubines (qui se seraient jetées au bucher à sa mort) et que le dixième candi isolé concernerait un ministre royal.
Il y a en effet 10 temples à Gunung Kawi, 5 d’un côté, 4 de l’autre, et un dixième, le Griya Pedanda, est à l’écart, perdu dans les rizières. Partir à sa recherche vous permettra de profiter de la merveilleuse nature environnante.
Lors de notre passage à Bali fin septembre 2010, de nombreuses cérémonies se déroulaient dans tous les temples de l’île. Les journées du 20, 21 et 22 septembre étaient celles de la grande purification où, comme tous les six mois environ, les Balinais convergent vers la mer pour y laver leur corps et leur âme. Nous avons croisé de nombreuses processions tout au long de notre parcours, mais la cérémonie intimiste qui se déroulait au Gunung Kawi, loin de la mer, mais traversé par la rivière, fait partie de celles qui nous ont le plus marqués.
Dans l’enceinte du temple principal, plusieurs grands-mères étaient attelées à la confection d’offrandes. Certaines sculptant la pâte de riz à la vitesse de la lumière, d’autres assemblant pétales de fleur et feuillage odorant, d’autres encore répartissant le tout dans de petites coupelles végétales, elles nous ont accueillis parmi elles pour nous montrer leur savoir-faire. En prenant place à leur côté, nous avons partagé un moment exceptionnel où la barrière de la langue s’efface d’un sourire.
Plus loin, au cœur du temple, nous avons trouvé un groupe de jeunes religieux occupé à empaqueter des montagnes d’offrandes et d’encens. Nous les avons suivis sur l’autre rive où, face aux majestueux candi, nous avons assisté à une cérémonie silencieuse d’une ferveur impressionnante. Comme dans une chorégraphie, chacun sait ce qu’il doit faire et la scène se met en place très rapidement. Assis en rang sur leurs tongs, les mains ouvertes vers le ciel puis jointes au dessus de la tête, ils s’adonnent à leur foi dans un ensemble surprenant sans se soucier des visiteurs qui restent muets eux aussi, de stupeur et de respect.
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Conseils pratiques
| Orientation | A 18 km au nord-est d’Ubud. En remontant la rue principale de Tampaksiring, suivre ‘Objek Wisata Gunung Kawi’. Chemin pavé après le parking. |
| Equipement | Au sortir du Gunung Kawi, ne manquez pas de visiter les sources de la rivière Pakesiran, où se trouve le temple Tirta Empul. |
| Budget | 1 euro (15000 Rp) l’entrée |
| Autres | Un autre temple à Bali se nomme le Gunung Kawi, il se trouve à Sebatu, à une dizaine de kilomètres au nord. |
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