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Posté le 24/11/2010
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Cérémonie dans un village traditionnel à Florès
ATTENTION certaines images pourraient choquer les personnes les plus sensibles (nous y compris)
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Sur les pentes des volcans qui entourent Bajawa, une sympathique bourgade perchée à 1000 mètres d’altitude au sud de Flores, se trouvent de nombreux villages traditionnels Ngada où le temps semble s’être arrêté.
Maisons de bambous, toits de paille, monolithes aiguisés et métiers à tisser composent un paysage surprenant qui donne l’impression d’être arrivé là où la modernité n’a jamais mis les pieds.
Bena est le village le plus emblématique de la région. À l’ombre du volcan Gunung Inerie, les habitants y perpétuent un mode de vie où vieilles croyances animistes se mêlent au christianisme, où système de caste et sacrifices font encore partie du quotidien.
Nous nous y rendons un jour de fête, une nouvelle maison va être construite et tous les villageois sont réunis sur la place centrale du village pour participer à une cérémonie hors du commun : plusieurs buffles et des dizaines de cochons vont être sacrifiés pour honorer dieux et ancêtres et porter chance au chantier et aux futurs habitants.
Il est 7 h du matin, l’ambiance est surchauffée, hommes et femmes en ikat, une étoffe tissée typique de la région, vont et viennent, chacun connaissant son rôle sur le bout des doigts et l’exécutant au milieu d’une effervescence qui ne cesse de monter. Les spectateurs sont nombreux, un tel événement n’arrivant qu’une ou deux fois par an, nombreux sont ceux qui ont offert un animal pour pouvoir y participer, la fête promet d’être belle et les verres d’arrack (alcool de palme) commencent déjà à circuler.
Le premier buffle est amené sur la place, les hommes font cercle autour de lui, tandis que les cordes se tendent sous les efforts de la bête qui tente de se dégager. Un système en bambou la fait se cabrer et en un instant le bourreau lui tranche la gorge d’un coup de machette. C’est le signal de départ de toute une chorégraphie. On dispose immédiatement plateaux et bambous pour récupérer le sang rouge vif qui s’écoule de la plaie. Les couteaux s’aiguisent tandis que le deuxième buffle entre déjà en scène…
Une fois tous les animaux à terre, la boucherie commence vraiment. Autour de chaque carcasse, on compte dix hommes affairés à découper la peau, retirer la panse, sectionner les membres, vider les entrailles… En quelques minutes, les buffles sont transformés en puzzle géant et sous la bâche tendue face à la maison principale, ils sont quarante à jouer de leurs lames pour réduire le tout en petits cubes qui iront bouillir ensemble dans de grands sacs de toile. Pendant ce temps-là, les femmes préparent des kilos et des kilos de riz, les enfants jouent au milieu des flaques de sangs et les quelques touristes éparpillés dans la foule tentent de reprendre leurs esprits.
Il est 8 h du matin, c’est l’heure du petit déjeuner. Nous sommes conviés à nous asseoir et à déguster le buffle bouilli et le riz, le tout arrosé d’arrack. L’invitation ne se refuse pas, un instant de répit finalement, où la bonne humeur ambiante et l’ombre de la toile nous permettent de reprendre un peu notre souffle.
La pause est de courte durée et c’est alors au tour des cochons, plus énormes les uns que les autres, d’être amenés. Les cris des bestiaux sont insupportables, ils connaissent leur destin et s’y refusent de toutes leurs forces. La température monte encore d’un cran, l’ambiance est électrique, chaque mouvement de foule, chaque vague d’applaudissement font tanguer la scène sous nos yeux effarés.
Comme pour les buffles, un homme au micro remercie les donateurs avant que le vieil homme qui semble diriger toute la cérémonie ne fasse placer la première série de bêtes la tête face à la maison principale pour mieux les bénir à coup de poignées de riz.
Les cochons ligotés ne cessent de hurler, les spectateurs encouragent ceux à qui l’honneur revient de les réduire au silence. Tour à tour la machette s’abat, fendant le crâne des futurs jambons. Le sang gicle, les applaudissements fusent. Les premières victimes sont hissées sur les terrasses des maisons environnantes et scalpées à une vitesse effarante. Il fait trop chaud, c’est trop dur, nous nous passerons du déjeuner et repartirons, marqués à vie, par ce spectacle incroyable auquel on nous a permis d’assister.
Maisons de bambous, toits de paille, monolithes aiguisés et métiers à tisser composent un paysage surprenant qui donne l’impression d’être arrivé là où la modernité n’a jamais mis les pieds.
Bena est le village le plus emblématique de la région. À l’ombre du volcan Gunung Inerie, les habitants y perpétuent un mode de vie où vieilles croyances animistes se mêlent au christianisme, où système de caste et sacrifices font encore partie du quotidien.
Nous nous y rendons un jour de fête, une nouvelle maison va être construite et tous les villageois sont réunis sur la place centrale du village pour participer à une cérémonie hors du commun : plusieurs buffles et des dizaines de cochons vont être sacrifiés pour honorer dieux et ancêtres et porter chance au chantier et aux futurs habitants.
Il est 7 h du matin, l’ambiance est surchauffée, hommes et femmes en ikat, une étoffe tissée typique de la région, vont et viennent, chacun connaissant son rôle sur le bout des doigts et l’exécutant au milieu d’une effervescence qui ne cesse de monter. Les spectateurs sont nombreux, un tel événement n’arrivant qu’une ou deux fois par an, nombreux sont ceux qui ont offert un animal pour pouvoir y participer, la fête promet d’être belle et les verres d’arrack (alcool de palme) commencent déjà à circuler.
Le premier buffle est amené sur la place, les hommes font cercle autour de lui, tandis que les cordes se tendent sous les efforts de la bête qui tente de se dégager. Un système en bambou la fait se cabrer et en un instant le bourreau lui tranche la gorge d’un coup de machette. C’est le signal de départ de toute une chorégraphie. On dispose immédiatement plateaux et bambous pour récupérer le sang rouge vif qui s’écoule de la plaie. Les couteaux s’aiguisent tandis que le deuxième buffle entre déjà en scène…
Une fois tous les animaux à terre, la boucherie commence vraiment. Autour de chaque carcasse, on compte dix hommes affairés à découper la peau, retirer la panse, sectionner les membres, vider les entrailles… En quelques minutes, les buffles sont transformés en puzzle géant et sous la bâche tendue face à la maison principale, ils sont quarante à jouer de leurs lames pour réduire le tout en petits cubes qui iront bouillir ensemble dans de grands sacs de toile. Pendant ce temps-là, les femmes préparent des kilos et des kilos de riz, les enfants jouent au milieu des flaques de sangs et les quelques touristes éparpillés dans la foule tentent de reprendre leurs esprits.
Il est 8 h du matin, c’est l’heure du petit déjeuner. Nous sommes conviés à nous asseoir et à déguster le buffle bouilli et le riz, le tout arrosé d’arrack. L’invitation ne se refuse pas, un instant de répit finalement, où la bonne humeur ambiante et l’ombre de la toile nous permettent de reprendre un peu notre souffle.
La pause est de courte durée et c’est alors au tour des cochons, plus énormes les uns que les autres, d’être amenés. Les cris des bestiaux sont insupportables, ils connaissent leur destin et s’y refusent de toutes leurs forces. La température monte encore d’un cran, l’ambiance est électrique, chaque mouvement de foule, chaque vague d’applaudissement font tanguer la scène sous nos yeux effarés.
Comme pour les buffles, un homme au micro remercie les donateurs avant que le vieil homme qui semble diriger toute la cérémonie ne fasse placer la première série de bêtes la tête face à la maison principale pour mieux les bénir à coup de poignées de riz.
Les cochons ligotés ne cessent de hurler, les spectateurs encouragent ceux à qui l’honneur revient de les réduire au silence. Tour à tour la machette s’abat, fendant le crâne des futurs jambons. Le sang gicle, les applaudissements fusent. Les premières victimes sont hissées sur les terrasses des maisons environnantes et scalpées à une vitesse effarante. Il fait trop chaud, c’est trop dur, nous nous passerons du déjeuner et repartirons, marqués à vie, par ce spectacle incroyable auquel on nous a permis d’assister.
Conseils pratiques
| Orientation | Bajawa est à 10h de bus de Labuhan Bajo. Vous trouverez sur place des guides motorisés pour vous mener à Bena (19 km). |
| Budget | 75 000 le guide/chauffeur en scooter à la journée. Donation libre à faire à l’entrée du village. |
| Autres | Autour de Bena, nombreux sont les autres villages de tradition Ngada, |
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TripTeaser
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