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Posté le 05/12/2010
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Sur les 150 volcans actifs que compte l’Indonésie, l’île de Flores peut se vanter d’en posséder 13. Si son activité volcanique lui a donné son nom (les premiers colons portugais l’ayant baptisé « Fleur » en hommage à la fertilité de ses sols), c’est elle qui aujourd’hui lui assure sa renommée. En effet, la plupart des voyageurs se rendent sur cette petite île de la sonde pour découvrir la magie du Kelimutu, un des volcans les plus visités d’Indonésie malgré sa situation excentrée.
L’intérieur du cratère du Kelimutu cache un véritable trésor naturel : trois lacs aux couleurs éblouissantes qui changent selon les années en fonction de la composition chimique des eaux sans que nul ne sache en prédire les variations.
Un long escalier nous a menés au sommet dans l’obscurité, le froid et une question existentielle nous taraudent : de quelles couleurs vont être les lacs aujourd’hui ? Nous les découvrons à l’aube alors que les premiers rayons du soleil franchissent le bord Ouest du cratère et nous révèlent toute la féérie de l’endroit. Au milieu d’un paysage lunaire quasi désertique, au fond des cratères ravinés par les éléments, deux lacs turquoise vif apparaissent l’un après l’autre, séparés l’un de l’autre par un simple rempart naturel. La couleur est si forte qu’elle en parait artificielle, comme si l’on y avait versé de grands sauts de peinture que les pluies n’auraient pas eu le temps de diluer. L’un des deux était censé être rouge ou brun, mais l’on ne distingue que quelques filets de jaune fluo qui en strient la surface immobile.
Lieu sacré pour les Indonésiens, la légende veut que le Kelimutu soit l’ultime refuge des âmes des défunts. Le Tiwu Nuwa Muri Koo Fai et le Tiwu Ata Polo, devant lesquels nous sommes, accueillent respectivement les fantômes des jeunes et des vieux. Un troisième lac, le Tiwu Ata Mbupu, est réservé aux méchants tout âge confondu, il se trouve derrière nous dans un autre cratère, et est noir de laque (même s’il parait qu’il était autrefois blanc). Sans hélico, impossible de les prendre en photo tous ensemble, mais nous nous en donnons néanmoins à cœur joie au fur et à mesure que les nuages gonflent au-dessus des eaux. Chaque rayon de soleil qui les transperce irradie un point précis de la surface et nous donne un coup au cœur. La tentation de descendre jusqu’aux rives est grande, ne serait-ce que pour aller vérifier de quelle couleur est l’eau si on en prélève au creux de sa main, car les locaux disent qu’elle serait transparente comme du cristal dans tous les cas.
Le sentier balisé nous empêche de réaliser l’expérience, le sol est friable et une chute garantirait, si ce n’est une mort certaine, tout du moins une malédiction à vie d’avoir ainsi osé troubler la magie du lieu. Nous redescendons donc sagement à travers les pins où retentissent les chants des oiseaux matinaux.
Comment aller au Kelimutu ?
La ville de départ est Moni, de là vous pouvez prendre un bemo sur la route principale (en ayant vérifié la veille auprès de votre hôtel qu’ils circulent bien en ce moment) vers 4h du matin. Vous pouvez également louer un ojek, ces motos taxis conduites par les habitants pour 40 000 l’aller (75 l’aller-retour). Une bonne solution peut être de monter ainsi et de redescendre à pied jusqu’à Moni à travers les rizières. Pour ce faire : reprenez le sentier jusqu’au parking, poursuivez sur la route de Moni, empruntez alors le raccourci qui se trouve à environ 1 km du guichet, après avoir croisé le village de Manukako, vous rejoindrez la route principale et serez à moins d’1 km de Moni. Comptez au total 2h/3h de balade
L’intérieur du cratère du Kelimutu cache un véritable trésor naturel : trois lacs aux couleurs éblouissantes qui changent selon les années en fonction de la composition chimique des eaux sans que nul ne sache en prédire les variations.
Un long escalier nous a menés au sommet dans l’obscurité, le froid et une question existentielle nous taraudent : de quelles couleurs vont être les lacs aujourd’hui ? Nous les découvrons à l’aube alors que les premiers rayons du soleil franchissent le bord Ouest du cratère et nous révèlent toute la féérie de l’endroit. Au milieu d’un paysage lunaire quasi désertique, au fond des cratères ravinés par les éléments, deux lacs turquoise vif apparaissent l’un après l’autre, séparés l’un de l’autre par un simple rempart naturel. La couleur est si forte qu’elle en parait artificielle, comme si l’on y avait versé de grands sauts de peinture que les pluies n’auraient pas eu le temps de diluer. L’un des deux était censé être rouge ou brun, mais l’on ne distingue que quelques filets de jaune fluo qui en strient la surface immobile.
Lieu sacré pour les Indonésiens, la légende veut que le Kelimutu soit l’ultime refuge des âmes des défunts. Le Tiwu Nuwa Muri Koo Fai et le Tiwu Ata Polo, devant lesquels nous sommes, accueillent respectivement les fantômes des jeunes et des vieux. Un troisième lac, le Tiwu Ata Mbupu, est réservé aux méchants tout âge confondu, il se trouve derrière nous dans un autre cratère, et est noir de laque (même s’il parait qu’il était autrefois blanc). Sans hélico, impossible de les prendre en photo tous ensemble, mais nous nous en donnons néanmoins à cœur joie au fur et à mesure que les nuages gonflent au-dessus des eaux. Chaque rayon de soleil qui les transperce irradie un point précis de la surface et nous donne un coup au cœur. La tentation de descendre jusqu’aux rives est grande, ne serait-ce que pour aller vérifier de quelle couleur est l’eau si on en prélève au creux de sa main, car les locaux disent qu’elle serait transparente comme du cristal dans tous les cas.
Le sentier balisé nous empêche de réaliser l’expérience, le sol est friable et une chute garantirait, si ce n’est une mort certaine, tout du moins une malédiction à vie d’avoir ainsi osé troubler la magie du lieu. Nous redescendons donc sagement à travers les pins où retentissent les chants des oiseaux matinaux.
Comment aller au Kelimutu ?
La ville de départ est Moni, de là vous pouvez prendre un bemo sur la route principale (en ayant vérifié la veille auprès de votre hôtel qu’ils circulent bien en ce moment) vers 4h du matin. Vous pouvez également louer un ojek, ces motos taxis conduites par les habitants pour 40 000 l’aller (75 l’aller-retour). Une bonne solution peut être de monter ainsi et de redescendre à pied jusqu’à Moni à travers les rizières. Pour ce faire : reprenez le sentier jusqu’au parking, poursuivez sur la route de Moni, empruntez alors le raccourci qui se trouve à environ 1 km du guichet, après avoir croisé le village de Manukako, vous rejoindrez la route principale et serez à moins d’1 km de Moni. Comptez au total 2h/3h de balade
Conseils pratiques
| Orientation | Voir ci-dessus. Essayer d’arriver avant le lever du soleil (départ de Moni vers 4h/4h30 au plus tard). |
| Equipement | Coupe-vent. Des petits vendeurs vendent des boissons chaudes sur place. De quoi prendre le petit déjeuner en attendant que le soleil monte. |
| Budget | Moins de 2 euros l’entrée (20 000 Rp) |
Jakarta
31°
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En revenant du Kelimutu, relaxez-vous dans les bassins fumants des sources de Liasembe à seulement 2 minutes de marche en descendant la route. On trouve aussi une cascade (Morondao je crois) jusque à côté. Le Lonely en mentionne d'autres, plus près de Moni (à moins de 4 km à Kolorongo) sur le chemin du Kelimutu, mais je ne les ai pas faites.