
Au milieu des mégalithes de Nua Bari
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Posté le 09/12/2010
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Nua Bari est un petit village Lio situé entre Moni et Maumere auquel on accède par une route de terre et de cailloux qui serpente jusqu’au sommet de la montagne comme si elle menait au bout du monde. Ici, personne ne parle anglais, peu d’enfants vont à l’école, la vie s’écoule lentement, rythmée par les rites animistes datant d’une autre époque.
Lorsque nous descendons des ojek (moto taxi) qui nous ont difficilement montés jusqu’ici, le chef du village vient à notre rencontre, entouré d’une dizaine d’enfants qui nous regardent l’air effaré. La bonne humeur du chef est contagieuse et ils se mettent soudain à rire aux éclats en nous regardant sans oser nous approcher. Les plus courageux nous font des signes pour que nous pénétrions dans le village avec notre petite escorte.
Ici, le monde des défunts et celui des vivants cohabitent. Au milieu des maisons de bois, de surprenants mégalithes funéraires aux allures de dolmens s’élèvent, parfois accompagnés d’une tombe plus récente recouverte de carrelage. De petits chiots coursent une portée de poussins, un petit cochon a élu domicile à l’ombre d’un mégalithe, les enfants s’assoient sur le toit d'un autre. L’ambiance qui se dégage de toute cette scène est surréaliste. Le chef du village sait dire trois mots en anglais et nous de même en indonésien, nous tombons d’accord pour dire que le moment est « Bagous », « Very good » et que tout le monde est bien content de le partager.
Nous savons qu’à l’intérieur des mégalithes, les défunts gisent embaumés en position fœtale dans un creux de la roche, les couples ensembles la tête l’un contre l’autre pour l’éternité, mais impossible de réussir à comprendre à quand remonte le plus ancien de tous. Nous profitons alors du présent en jouant avec les enfants à qui sautera le plus de marches des escaliers, un, deux, trois, ils apprennent à compter en français.
Avant de partir, le chef du village nous présente, tout fier, le registre des visiteurs, nous ajoutons notre signature à celles des dix étrangers qui nous ont précédés dans les trois derniers mois. Dans la case commentaire, tout le monde s’exclame sur la beauté du site, une manière comme une autre de dire merci à ces villageois si accueillants, qui offrent aux visiteurs de passage des instants d’une rare authenticité.
Lorsque nous descendons des ojek (moto taxi) qui nous ont difficilement montés jusqu’ici, le chef du village vient à notre rencontre, entouré d’une dizaine d’enfants qui nous regardent l’air effaré. La bonne humeur du chef est contagieuse et ils se mettent soudain à rire aux éclats en nous regardant sans oser nous approcher. Les plus courageux nous font des signes pour que nous pénétrions dans le village avec notre petite escorte.
Ici, le monde des défunts et celui des vivants cohabitent. Au milieu des maisons de bois, de surprenants mégalithes funéraires aux allures de dolmens s’élèvent, parfois accompagnés d’une tombe plus récente recouverte de carrelage. De petits chiots coursent une portée de poussins, un petit cochon a élu domicile à l’ombre d’un mégalithe, les enfants s’assoient sur le toit d'un autre. L’ambiance qui se dégage de toute cette scène est surréaliste. Le chef du village sait dire trois mots en anglais et nous de même en indonésien, nous tombons d’accord pour dire que le moment est « Bagous », « Very good » et que tout le monde est bien content de le partager.
Nous savons qu’à l’intérieur des mégalithes, les défunts gisent embaumés en position fœtale dans un creux de la roche, les couples ensembles la tête l’un contre l’autre pour l’éternité, mais impossible de réussir à comprendre à quand remonte le plus ancien de tous. Nous profitons alors du présent en jouant avec les enfants à qui sautera le plus de marches des escaliers, un, deux, trois, ils apprennent à compter en français.
Avant de partir, le chef du village nous présente, tout fier, le registre des visiteurs, nous ajoutons notre signature à celles des dix étrangers qui nous ont précédés dans les trois derniers mois. Dans la case commentaire, tout le monde s’exclame sur la beauté du site, une manière comme une autre de dire merci à ces villageois si accueillants, qui offrent aux visiteurs de passage des instants d’une rare authenticité.
Conseils pratiques
| Orientation | De Moni à Maumere, faites une halte à Paga Beach, de là prenez un ojek qui rebroussera chemin sur quelques km avant de bifurquer à droite sur 8km de piste. |
| Equipement | Si vous avez des stylos ou un ballon, n’hésitez pas à les offrir aux enfants de Nua Bari. |
| Budget | Donation libre au moment de la signature du registre. |
| Autres | A Paga Beach, vous pouvez déjeuner au Restaurant Larys (tout le monde connait), poisson frais et sambal pimenté garantis. |
Maumere
29°
29°
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