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Posté le 20/06/2009
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Le Japon est un pays à part en Asie. Il a su, tout en restant très ancré dans
ses traditions, s'élever au rang de grande puissance technologique. Quand je
dis grande puissance technologique, je veux bien entendu dire que le Japon
inonde le monde de tous ses gadgets électroniques (tous plus inutiles les uns
que les autres), de ses modes (toutes plus farfelues les unes que les autres),
de sa culture, et globalement de ses délires, tous plus délirants les uns que
les autres bien entendu.
Ce métissage ne va pas sans conséquence, et ce qu'on remarque très rapidement
là-bas (surtout à Tokyo en fait), ce sont les contradictions de la culture
japonaise. Des contrastes qui choquent, amusent, énervent, etc.
Premier exemple, celui qu'on ne peut pas rater quand on est un étranger au
Japon: la dualité entre l'esprit d'accueil des Japonais et leur xénophobie.
Xénophobie ? J'exagère surement, mais considérez un peu: des taxis qui
vous refusent parce que vous êtes étranger (et qui s'arrêtent 10 mètres plus
loin pour prendre un groupe de japonais), des restaurants qui vous expliquent
(à grand renforts de mime) que c'est fermé (pour accueillir un groupe de
Japonais 2 minutes après). Étonnant.
Mais ces désagréments ne contre-balancent en rien la sensation de bienvenue qu'on
a pendant toute la durée du séjour. Les tenanciers des « ryokan » (auberges
typiques japonaises) sont des perles (tout du moins ceux chez qui j'ai eu le
plaisir de passer mes nuits). Toujours à l'écoute du client, et ce même s’ils
ne comprennent pas un mot de ce que vous leur dite, toujours à essayer de
satisfaire, de faire plaisir, d'être respectueux. Quelques exemples en vrac: au
début de mon séjour là bas, j'ai passé quelques nuits dans un « ryokan » très
sympathique de Kyoto (Le Ryokan Nakajimaya, notez le dans vos tablettes). En
partant j'ai oublié mon gel douche. Ça arrive. Sur le retour, on a décidé de
retourner dans ce « ryokan » (parce qu'on a vraiment apprécié l'ambiance). Et
bien dès que j'ai franchi la porte, la dame qui tenait le « ryokan » est partie
chercher mon gel douche pour me le rendre. Dans quel hôtel français pensez-vous
que ce genre de chose arrive ?
Autre domaine, autre contraste: la discipline. Mise en situation: 5h du matin,
levé aux aurores pour une visite d'un énième temple, direction la gare pour
prendre l'équivalent du transilien. Le quai est bondé, mais, oh, stupeur pour
nous autres Parisiens, les Japonais font la queue ! Pas une tête qui dépasse,
en rang d'oignon suivant les marques au sol. Ça fait un choc quand on a
l'habitude du métro parisien. Sauf que. Il y a beaucoup de monde, même pour les
wagons japonais (un peu plus grands que les nôtres), et on se retrouve vite un
peu à l'étroit. Et c'est là que la discipline craque. Plus de place dans le
wagon ? C'est le moment de commencer à batailler pour avoir une place, et vas-y
que je te pousse, ça devient un peu la cohue, a coup de "sumimasen"
(excusez-moi), "gomen" (pardon), etc. Dingue ça, même dans l'agitation la plus
totale, le japonais reste poli et respectueux (oui, le japonais peut vous
écraser les pieds respectueusement).
Enfin voilà, le Japon c'est tout ça, on pourrait trouver encore quelques
exemples, mais ce serait un peu tuer la surprise, et ce serait dommage de
gâcher le plaisir, parce que le Japon c'est aussi ça pour nous autres "gaijin"
(étranger), un étonnement perpétuel.
ses traditions, s'élever au rang de grande puissance technologique. Quand je
dis grande puissance technologique, je veux bien entendu dire que le Japon
inonde le monde de tous ses gadgets électroniques (tous plus inutiles les uns
que les autres), de ses modes (toutes plus farfelues les unes que les autres),
de sa culture, et globalement de ses délires, tous plus délirants les uns que
les autres bien entendu.
Ce métissage ne va pas sans conséquence, et ce qu'on remarque très rapidement
là-bas (surtout à Tokyo en fait), ce sont les contradictions de la culture
japonaise. Des contrastes qui choquent, amusent, énervent, etc.
Premier exemple, celui qu'on ne peut pas rater quand on est un étranger au
Japon: la dualité entre l'esprit d'accueil des Japonais et leur xénophobie.
Xénophobie ? J'exagère surement, mais considérez un peu: des taxis qui
vous refusent parce que vous êtes étranger (et qui s'arrêtent 10 mètres plus
loin pour prendre un groupe de japonais), des restaurants qui vous expliquent
(à grand renforts de mime) que c'est fermé (pour accueillir un groupe de
Japonais 2 minutes après). Étonnant.
Mais ces désagréments ne contre-balancent en rien la sensation de bienvenue qu'on
a pendant toute la durée du séjour. Les tenanciers des « ryokan » (auberges
typiques japonaises) sont des perles (tout du moins ceux chez qui j'ai eu le
plaisir de passer mes nuits). Toujours à l'écoute du client, et ce même s’ils
ne comprennent pas un mot de ce que vous leur dite, toujours à essayer de
satisfaire, de faire plaisir, d'être respectueux. Quelques exemples en vrac: au
début de mon séjour là bas, j'ai passé quelques nuits dans un « ryokan » très
sympathique de Kyoto (Le Ryokan Nakajimaya, notez le dans vos tablettes). En
partant j'ai oublié mon gel douche. Ça arrive. Sur le retour, on a décidé de
retourner dans ce « ryokan » (parce qu'on a vraiment apprécié l'ambiance). Et
bien dès que j'ai franchi la porte, la dame qui tenait le « ryokan » est partie
chercher mon gel douche pour me le rendre. Dans quel hôtel français pensez-vous
que ce genre de chose arrive ?
Autre domaine, autre contraste: la discipline. Mise en situation: 5h du matin,
levé aux aurores pour une visite d'un énième temple, direction la gare pour
prendre l'équivalent du transilien. Le quai est bondé, mais, oh, stupeur pour
nous autres Parisiens, les Japonais font la queue ! Pas une tête qui dépasse,
en rang d'oignon suivant les marques au sol. Ça fait un choc quand on a
l'habitude du métro parisien. Sauf que. Il y a beaucoup de monde, même pour les
wagons japonais (un peu plus grands que les nôtres), et on se retrouve vite un
peu à l'étroit. Et c'est là que la discipline craque. Plus de place dans le
wagon ? C'est le moment de commencer à batailler pour avoir une place, et vas-y
que je te pousse, ça devient un peu la cohue, a coup de "sumimasen"
(excusez-moi), "gomen" (pardon), etc. Dingue ça, même dans l'agitation la plus
totale, le japonais reste poli et respectueux (oui, le japonais peut vous
écraser les pieds respectueusement).
Enfin voilà, le Japon c'est tout ça, on pourrait trouver encore quelques
exemples, mais ce serait un peu tuer la surprise, et ce serait dommage de
gâcher le plaisir, parce que le Japon c'est aussi ça pour nous autres "gaijin"
(étranger), un étonnement perpétuel.
Conseils pratiques
| Orientation | Savoir lire une carte peut aider, les panneaux sont traduits en anglais dans les grandes villes (kyoto, tokyo, etc). |
| Equipement | Des yeux. Des oreilles. Des papilles gustatives en état d'apprécier du bon sushi. |
Tokyo
25°
25°
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ubermuda
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Les japonaises feront l'objet d'un autre reportage ;)
Et les Japonaises? ;-)