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Posté le 04/03/2010
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À quelques kilomètres de Puno, dans la partie la moins profonde du lac Titicaca, se trouve une quarantaine d’étranges îles artificielles sur lesquelles vivent environ 200 familles. Il s’agit des îles flottantes des Uros, du nom de ce peuple de pêcheurs et de chasseurs d’oiseaux qui choisirent ce mode de vie isolationniste.
Tout y est fait de totora, une sorte de roseau, des maisons aux bateaux en passant par les objets de la vie quotidienne et bien sûr les îles elles-mêmes. Après une petite demi-heure de bateau, on débarque donc sur un monde de paille jaune, que seules des amarres de bois empêchent de partir à la dérive. Sur chaque îlot (dont la superficie peut varier de quelques dizaines de mètres carrés à plusieurs centaines) vit une communauté dont les revenus proviennent essentiellement du tourisme et de la pêche.
On vous y accueillera en chantant et tous les habitants présents participeront à la rencontre. On vous expliquera comment sont confectionnées les îles, toutes les semaines une nouvelle couche de totora est ajoutée pour palier au début de noyade de la précédente, on vous montrera les seules pierres de l’endroit qui servent de cuisinière (pour ne pas mettre le feu au reste), on vous permettra de monter sur la tour de guet qui orne chaque île et on vous laissera le temps de discuter avec les habitants. Très affables, ces derniers vous emmèneront chez eux pour mieux vous expliquer leur quotidien, avant de vous proposer quelques objets d’artisanat en tissu et totora.
L’excursion est enrichissante et sympathique même si elle met un peu mal à l'aise, car ce monde fermé ne s’ouvre aux voyageurs que pour une seule raison. On a l’impression de profiter de la situation pour faire du voyeurisme tout en se sentant obligé d’acheter quelque chose pour se dédouaner. Bien sûr faire connaître une culture est un des meilleurs moyens de la faire survivre, mais voir autour de soi les bateaux emplis de touristes débarquer toutes les demi-heures sur les îles alentour impacte l’expérience.
Les hommes et les femmes qui vivent aujourd’hui sur ces îles particulières sont essentiellement des Aymaras, anciens habitants de Puno ou des localités voisines, ayant pris la décision de faire vivre le patrimoine des Uros, poussés par une motivation financière liée à l’intérêt touristique de l’endroit. Si la dernière véritable Indienne Uros s’est éteinte en 1959, les groupes ethniques s’étaient déjà mêlés avant cette date et une étude du début des années 2000 a montré que les Uros d’aujourd’hui avaient préservé une grande part de l’héritage génétique de leurs ancêtres. Un questionnement important du fait que les Uros seraient les premiers à avoir peuplé la région des Andes, mais qui ne veut pas dire grand-chose face à la réalité de ces familles qui perpétuent d'où qu'elles viennent de telles traditions.
Une seule pièce par famille (seules les îles les plus grandes ont l’électricité grâce à des panneaux solaires installés par l’ancien président Alberto Fujimori), une humidité constante, une nourriture essentiellement constituée de totora et de poisson, l’extrême simplicité de ce qui est leur quotidien est impressionnante. Les hommes fabriquent les bateaux et vont à la pêche, les femmes tissent et cuisinent, et les enfants prennent tous les matins leurs petites barques de totora pour aller à l’école. Si la primaire est sur l’île principale, ils devront ensuite se rendre chaque jour à Puno, découvrir la vie à terre et en grande majorité décider d’y rester.
Tout y est fait de totora, une sorte de roseau, des maisons aux bateaux en passant par les objets de la vie quotidienne et bien sûr les îles elles-mêmes. Après une petite demi-heure de bateau, on débarque donc sur un monde de paille jaune, que seules des amarres de bois empêchent de partir à la dérive. Sur chaque îlot (dont la superficie peut varier de quelques dizaines de mètres carrés à plusieurs centaines) vit une communauté dont les revenus proviennent essentiellement du tourisme et de la pêche.
On vous y accueillera en chantant et tous les habitants présents participeront à la rencontre. On vous expliquera comment sont confectionnées les îles, toutes les semaines une nouvelle couche de totora est ajoutée pour palier au début de noyade de la précédente, on vous montrera les seules pierres de l’endroit qui servent de cuisinière (pour ne pas mettre le feu au reste), on vous permettra de monter sur la tour de guet qui orne chaque île et on vous laissera le temps de discuter avec les habitants. Très affables, ces derniers vous emmèneront chez eux pour mieux vous expliquer leur quotidien, avant de vous proposer quelques objets d’artisanat en tissu et totora.
L’excursion est enrichissante et sympathique même si elle met un peu mal à l'aise, car ce monde fermé ne s’ouvre aux voyageurs que pour une seule raison. On a l’impression de profiter de la situation pour faire du voyeurisme tout en se sentant obligé d’acheter quelque chose pour se dédouaner. Bien sûr faire connaître une culture est un des meilleurs moyens de la faire survivre, mais voir autour de soi les bateaux emplis de touristes débarquer toutes les demi-heures sur les îles alentour impacte l’expérience.
Les hommes et les femmes qui vivent aujourd’hui sur ces îles particulières sont essentiellement des Aymaras, anciens habitants de Puno ou des localités voisines, ayant pris la décision de faire vivre le patrimoine des Uros, poussés par une motivation financière liée à l’intérêt touristique de l’endroit. Si la dernière véritable Indienne Uros s’est éteinte en 1959, les groupes ethniques s’étaient déjà mêlés avant cette date et une étude du début des années 2000 a montré que les Uros d’aujourd’hui avaient préservé une grande part de l’héritage génétique de leurs ancêtres. Un questionnement important du fait que les Uros seraient les premiers à avoir peuplé la région des Andes, mais qui ne veut pas dire grand-chose face à la réalité de ces familles qui perpétuent d'où qu'elles viennent de telles traditions.
Une seule pièce par famille (seules les îles les plus grandes ont l’électricité grâce à des panneaux solaires installés par l’ancien président Alberto Fujimori), une humidité constante, une nourriture essentiellement constituée de totora et de poisson, l’extrême simplicité de ce qui est leur quotidien est impressionnante. Les hommes fabriquent les bateaux et vont à la pêche, les femmes tissent et cuisinent, et les enfants prennent tous les matins leurs petites barques de totora pour aller à l’école. Si la primaire est sur l’île principale, ils devront ensuite se rendre chaque jour à Puno, découvrir la vie à terre et en grande majorité décider d’y rester.
Conseils pratiques
| Orientation | À quelques kilomètres de Puno sur le lac Titicaca, 30 min de bateau. Toutes les agences de la ville proposent l'excursion d’1/2 journée pour visiter 2 ou 3 îles |
| Equipement | De la monnaie pour acheter une pièce d’artisanat (10/15 soles) et peut-être faire un tour en barque de totora (5 soles). |
| Budget | 8 euros l’excursion en groupe (30 soles). À multiplier au moins par 3 pour une excursion privée. |
| Autres | Il est possible de dormir sur place, un gite a été aménagé sur une des îles principales. |
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