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Posté le 28/02/2010
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Dans la Vallée de l’Urubamba, le très joli site des Salines de Maras offre un spectacle unique. Plus de 3000 bassins, dont certains datant de l’époque préinca, y retiennent l’eau qui surgit du sol dans le but de pouvoir en récupérer le sel une fois que celle-ci aura été évaporée par les rayons du soleil.
Rappelant les teintureries de Fes, les eaux blanchâtres de ces petites piscines se parent de reflets ocre et rouge pour mieux scintiller à flanc de montagne. Elles offrent ainsi un panorama somptueux aux visiteurs en plus d’être une source de revenus pour les habitants de Maras qui se transmettent cet héritage de génération en génération.
Le petit filet d’eau tiède qui sort de la montagne à 3 500 mètres d’altitude dilue sur son passage les masses de sels emprisonnées dans le sol depuis une éternité. Des centaines de canaux permettent ensuite de l’attirer au creux des bassins dans l’attente d’une récolte qui dans le temps valait son pesant d’or (blanc). Monnaie d’échange, offrande, ingrédient indispensable pour la conservation de la nourriture, cette denrée était tout aussi précieuse au temps des Incas qu’elle l’était au même moment en Europe (au Moyen-âge).
Le labeur n’a pas changé, pieds nus dans l’eau salée, le dos courbé, les villageois raclent le fond des bassins avant de monter leur récolte à dos d’âne (ou d’homme) jusqu’aux entrepôts de la coopérative, mais n’est plus synonyme de richesse. Le sel, aujourd’hui produit de grande consommation exploité avec facilité de par le monde, leur est acheté par la coopérative à un sol le kilo.
Si la fleur de sel est réservée pour l’alimentation du bétail, le sel cristallisé sera lui iodé pour être rendu propre à la consommation (sans cela, il provoque des dérèglements thyroïdiens entrainant la formation de goitres, d’où le surnom des habitants de la région en ayant abusé : les « Cotos », les goitreux) et revendu par la coopérative pour 2 soles le kilo.
Il redevient de l’or quand il arrive dans votre assiette, car pour cela il vous aura fallu trouver l’épicerie de luxe qui le vend (ou le commander sur internet) et le payer 70 ou 80 euros le kilo.
Rappelant les teintureries de Fes, les eaux blanchâtres de ces petites piscines se parent de reflets ocre et rouge pour mieux scintiller à flanc de montagne. Elles offrent ainsi un panorama somptueux aux visiteurs en plus d’être une source de revenus pour les habitants de Maras qui se transmettent cet héritage de génération en génération.
Le petit filet d’eau tiède qui sort de la montagne à 3 500 mètres d’altitude dilue sur son passage les masses de sels emprisonnées dans le sol depuis une éternité. Des centaines de canaux permettent ensuite de l’attirer au creux des bassins dans l’attente d’une récolte qui dans le temps valait son pesant d’or (blanc). Monnaie d’échange, offrande, ingrédient indispensable pour la conservation de la nourriture, cette denrée était tout aussi précieuse au temps des Incas qu’elle l’était au même moment en Europe (au Moyen-âge).
Le labeur n’a pas changé, pieds nus dans l’eau salée, le dos courbé, les villageois raclent le fond des bassins avant de monter leur récolte à dos d’âne (ou d’homme) jusqu’aux entrepôts de la coopérative, mais n’est plus synonyme de richesse. Le sel, aujourd’hui produit de grande consommation exploité avec facilité de par le monde, leur est acheté par la coopérative à un sol le kilo.
Si la fleur de sel est réservée pour l’alimentation du bétail, le sel cristallisé sera lui iodé pour être rendu propre à la consommation (sans cela, il provoque des dérèglements thyroïdiens entrainant la formation de goitres, d’où le surnom des habitants de la région en ayant abusé : les « Cotos », les goitreux) et revendu par la coopérative pour 2 soles le kilo.
Il redevient de l’or quand il arrive dans votre assiette, car pour cela il vous aura fallu trouver l’épicerie de luxe qui le vend (ou le commander sur internet) et le payer 70 ou 80 euros le kilo.
Conseils pratiques
| Orientation | A 74 km de Cuzco. Collectivo depuis l’intersection de la route principale (Cuzco-Urubamba) et celle qui va à Maras ou 30 min à pied depuis le village de Maras. |
| Budget | Moins de 2 euros pour pénétrer dans les salines (5 S/ négociables à 3 S/) |
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