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Posté le 22/03/2010
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Au beau milieu du désert de Nazca, le sable surchauffé cache dans ses profondeurs un macabre héritage pré-inca à moitié détruit par le « huaqueros », ces pilleurs de tombe dénués de scrupules.
Entre 300 av. J.-C. et 800 apr. J.-C., la civilisation Nazca se développa dans cette région, l’irriguant à l’aide d’ingénieux aqueducs et la décorant en y traçant les énigmatiques lignes du même nom. Le site de Chauchilla permet de découvrir un autre aspect de cette culture pré-inca, celui de leurs rites funéraires au travers de la mise à jour de leurs sépultures.
Plusieurs centaines de ces dernières y ont été retrouvées, mais 90 % d’entre elles étaient déjà passées sous les coups de pioche des pilleurs à la recherche des poteries et des bijoux avec lesquels était enterré le défunt en prévision de sa renaissance.
On découvre donc une grande étendue désertique aux reliefs dus à ces excavations barbares. A terre, les fragments d’os et de poteries se mêlent au sable, à l’horizon l’air palpite de trop de chaleur, on ose à peine avancer sur les chemins marqués de pierres blanches menant aux quelques tombes qui ont été restaurées.
Toutes construites de la même façon, il s’agit de grandes fosses de deux mètres de profondeur environ que délimitent des murs d’adobe. À l’intérieur, on découvre une ou plusieurs momies, au corps enveloppé dans une position fœtale, orienté en direction du soleil levant. Ces précautions étaient prises pour garantir au défunt une renaissance. De son cadavre, on retirait les organes, avant d’en laver l’intérieur à l’aide d’une solution saline aidant à la conservation puis de le bourrer de coton. On lui coupait ensuite les tendons pour lui faire prendre la position adéquate. Après l’avoir disposé dans sa chambre funéraire décorée à l’aide des différents objets lui appartenant (essentiellement tissus et céramiques), on refermait le tombeau d’un toit de bois avant de recouvrir le tout de terre. L’air extrêmement sec de la région (le deuxième endroit le plus sec de toute l’Amérique du Sud après le désert d’Atacama au Chili) ajouté à ces pratiques a permis une excellente conservation des corps qui sont arrivés jusqu’à nous intacts.
Enfin, ils l’étaient jusqu’à ce que les huaqueros débarquent, creusent et exposent les momies au soleil et à l’air ambiant leur faisant perdre cette peau miraculeusement préservée et blanchir les os, quand ils ne les ont pas brisés en petits morceaux pour en récupérer les bijoux voire simplement à l’occasion d’un malencontreux coup de pelle.
Il n’empêche que le spectacle n’en reste pas moins très impressionnant. Ces corps humains emmaillotés et recroquevillés ont pratiquement tous gardé une longue chevelure qui s’enroule autour d’eux en d’impressionnantes dreads. On ne sait si cette « mode » possédait un caractère sacré ou esthétique, on sait seulement qu’il s’agissait d’une pratique commune (la plus longue chevelure retrouvée fait plus de deux mètres alors que la taille moyenne de l’époque était d’1m50). Visages levés vers le ciel au rictus effrayant, les momies semblent regarder les visiteurs autant que ces derniers ne les dévisagent. De temps en temps, on se retrouve face à une momie plus petite que les autres, celle d’un enfant. C’est d’ailleurs avec ces cadavres d’enfants découverts sans tête, que l’on devine le rituel de la décapitation, type de sacrifice humain qui semble avoir été régulier dans la culture Nazca peut-être dans le but d’invoquer les ancêtres pour assurer la pérennité de la civilisation Nazca.
La fascination (morbide) que l’on éprouve durant cette visite et le flot d’interrogations (encore aujourd'hui sans réponse) qui en découlent sont comme une preuve de leur réussite.
Entre 300 av. J.-C. et 800 apr. J.-C., la civilisation Nazca se développa dans cette région, l’irriguant à l’aide d’ingénieux aqueducs et la décorant en y traçant les énigmatiques lignes du même nom. Le site de Chauchilla permet de découvrir un autre aspect de cette culture pré-inca, celui de leurs rites funéraires au travers de la mise à jour de leurs sépultures.
Plusieurs centaines de ces dernières y ont été retrouvées, mais 90 % d’entre elles étaient déjà passées sous les coups de pioche des pilleurs à la recherche des poteries et des bijoux avec lesquels était enterré le défunt en prévision de sa renaissance.
On découvre donc une grande étendue désertique aux reliefs dus à ces excavations barbares. A terre, les fragments d’os et de poteries se mêlent au sable, à l’horizon l’air palpite de trop de chaleur, on ose à peine avancer sur les chemins marqués de pierres blanches menant aux quelques tombes qui ont été restaurées.
Toutes construites de la même façon, il s’agit de grandes fosses de deux mètres de profondeur environ que délimitent des murs d’adobe. À l’intérieur, on découvre une ou plusieurs momies, au corps enveloppé dans une position fœtale, orienté en direction du soleil levant. Ces précautions étaient prises pour garantir au défunt une renaissance. De son cadavre, on retirait les organes, avant d’en laver l’intérieur à l’aide d’une solution saline aidant à la conservation puis de le bourrer de coton. On lui coupait ensuite les tendons pour lui faire prendre la position adéquate. Après l’avoir disposé dans sa chambre funéraire décorée à l’aide des différents objets lui appartenant (essentiellement tissus et céramiques), on refermait le tombeau d’un toit de bois avant de recouvrir le tout de terre. L’air extrêmement sec de la région (le deuxième endroit le plus sec de toute l’Amérique du Sud après le désert d’Atacama au Chili) ajouté à ces pratiques a permis une excellente conservation des corps qui sont arrivés jusqu’à nous intacts.
Enfin, ils l’étaient jusqu’à ce que les huaqueros débarquent, creusent et exposent les momies au soleil et à l’air ambiant leur faisant perdre cette peau miraculeusement préservée et blanchir les os, quand ils ne les ont pas brisés en petits morceaux pour en récupérer les bijoux voire simplement à l’occasion d’un malencontreux coup de pelle.
Il n’empêche que le spectacle n’en reste pas moins très impressionnant. Ces corps humains emmaillotés et recroquevillés ont pratiquement tous gardé une longue chevelure qui s’enroule autour d’eux en d’impressionnantes dreads. On ne sait si cette « mode » possédait un caractère sacré ou esthétique, on sait seulement qu’il s’agissait d’une pratique commune (la plus longue chevelure retrouvée fait plus de deux mètres alors que la taille moyenne de l’époque était d’1m50). Visages levés vers le ciel au rictus effrayant, les momies semblent regarder les visiteurs autant que ces derniers ne les dévisagent. De temps en temps, on se retrouve face à une momie plus petite que les autres, celle d’un enfant. C’est d’ailleurs avec ces cadavres d’enfants découverts sans tête, que l’on devine le rituel de la décapitation, type de sacrifice humain qui semble avoir été régulier dans la culture Nazca peut-être dans le but d’invoquer les ancêtres pour assurer la pérennité de la civilisation Nazca.
La fascination (morbide) que l’on éprouve durant cette visite et le flot d’interrogations (encore aujourd'hui sans réponse) qui en découlent sont comme une preuve de leur réussite.
Conseils pratiques
| Orientation | À 20km de Nazca en taxi, le tour en agence inclut un détour par les ateliers d’un céramiste et d’un chercheur d’or, en réalité des boutiques sans intérêt. |
| Equipement | Chapeau, crème solaire et eau, le soleil tape vraiment fort dans ce coin du Pérou. |
| Budget | 1,30 euro l’entrée (5 S/). 50 S/ le tour en agence, beaucoup moins cher donc de prendre le taxi. |
| Autres | Un musée (une seule salle) est attenant au site, on y trouve la momie la mieux conservée et deux autres momies d’enfants dont une à la fausse tête de citrouille |
Cuzco
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