
AMÉRIQUE DU SUD - PÉROU - PARACAS
Milliers d’oiseaux aux îles Ballestas
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Posté le 23/03/2010
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Surnommées « les petites Galapagos du Pérou » dans un but marketing, les îles Ballestas sont une des destinations favorites des touristes qui se rendent au Pérou, comme quoi le marketing, ça marche.
Située à une demi-heure de vedette rapide de Paracas sur la côte sud péruvienne, il s’agit d’un archipel rocailleux recouvert de guano, lui-même recouvert de milliers d’oiseaux. Pélicans, cormorans, sternes, fous et 60 autres espèces de volatiles se donnent rendez-vous ici pour festoyer, les eaux y étant des plus poissonneuses (merci le courant de Humboldt).
En chemin, on passe devant le fameux chandelier (El Candelabro), un géoglyphe gravé à flanc de désert qui ne peut s’admirer que depuis l’océan. Impossible à dater (faute d’avoir trouvé de restes organiques à ses abords), on ne sait s’il est lié aux fameuses lignes de Nazca, s’il est l’œuvre plus récente des pirates cherchant à se repérer (par temps clair, on peut le distinguer jusqu’à 20 km), ou celle du général José de San Martín, héros des indépendances sud-américaines potentiellement rattaché à la franc-maçonnerie (cherchez le triangle).
Avec un peu de chance, de joyeux dauphins accompagnent le navire qui se dirige ensuite droit sur les îles Ballestas vers lesquelles tout ce qui a des ailes dans les environs s’est également donné rendez-vous.
Même si l’on n’est pas fan d’ornithologie, l’arrivée sur ces lieux où le truc en plume est roi est des plus impressionnantes. Le ciel est limite obscurci par les nuées d’oiseaux. Vols majestueux des uns, plongeons en piqué ultra-rapide des autres, on a l’impression d’avoir affaire à une armée livrant un combat acharné contre le monde sous-marin.
Au milieu du « champ de bataille », les roches sculptées par les flots jusqu’à former de jolis tunnels et d’autres petits îlots accueillent elles aussi des colonies d’oiseaux. On peut même y distinguer quelques manchots de Humboldt (une espèce en voie de disparition) semblant encore plus perdus que d’habitude.
Les cris de tout ce petit monde résonnent dans l’air se mêlant à ceux plus gutturaux des sea lions qui ont également eu vent de la grande promo « all you can eat » faite par l’océan. Si l’on aperçoit les premiers individus se dorant au soleil sur quelques pointes rocheuses, on ne s’attend pas à voir sur le premier petit bout de plage de tels rassemblements. Plus de 4000 otaries à crinière vivent effectivement sur l’archipel et la plage de la maternité est le clou du spectacle. Là sur un gros tas de galets, on découvre la garderie où toutes les mères de la communauté laissent leurs garnements le temps d’aller à la pêche. Des dizaines de petits corps luisants apprennent ici à bronzer entre deux vagues, gesticulant les uns contre les autres en attendant leur déjeuner.
Depuis les années 70, les îles Ballestas ont été classées Réserve nationale, on n’en extrait le guano plus que tous les 7 ans (une belle récolte d’environ 1000 tonnes exportée comme engrais à travers le monde), le reste du temps ces rochers sont le paradis des animaux.
Islas Ballestas
envoyé par Tripteaser. - Explorez des lieux exotiques en vidéo.
Située à une demi-heure de vedette rapide de Paracas sur la côte sud péruvienne, il s’agit d’un archipel rocailleux recouvert de guano, lui-même recouvert de milliers d’oiseaux. Pélicans, cormorans, sternes, fous et 60 autres espèces de volatiles se donnent rendez-vous ici pour festoyer, les eaux y étant des plus poissonneuses (merci le courant de Humboldt).
En chemin, on passe devant le fameux chandelier (El Candelabro), un géoglyphe gravé à flanc de désert qui ne peut s’admirer que depuis l’océan. Impossible à dater (faute d’avoir trouvé de restes organiques à ses abords), on ne sait s’il est lié aux fameuses lignes de Nazca, s’il est l’œuvre plus récente des pirates cherchant à se repérer (par temps clair, on peut le distinguer jusqu’à 20 km), ou celle du général José de San Martín, héros des indépendances sud-américaines potentiellement rattaché à la franc-maçonnerie (cherchez le triangle).
Avec un peu de chance, de joyeux dauphins accompagnent le navire qui se dirige ensuite droit sur les îles Ballestas vers lesquelles tout ce qui a des ailes dans les environs s’est également donné rendez-vous.
Même si l’on n’est pas fan d’ornithologie, l’arrivée sur ces lieux où le truc en plume est roi est des plus impressionnantes. Le ciel est limite obscurci par les nuées d’oiseaux. Vols majestueux des uns, plongeons en piqué ultra-rapide des autres, on a l’impression d’avoir affaire à une armée livrant un combat acharné contre le monde sous-marin.
Au milieu du « champ de bataille », les roches sculptées par les flots jusqu’à former de jolis tunnels et d’autres petits îlots accueillent elles aussi des colonies d’oiseaux. On peut même y distinguer quelques manchots de Humboldt (une espèce en voie de disparition) semblant encore plus perdus que d’habitude.
Les cris de tout ce petit monde résonnent dans l’air se mêlant à ceux plus gutturaux des sea lions qui ont également eu vent de la grande promo « all you can eat » faite par l’océan. Si l’on aperçoit les premiers individus se dorant au soleil sur quelques pointes rocheuses, on ne s’attend pas à voir sur le premier petit bout de plage de tels rassemblements. Plus de 4000 otaries à crinière vivent effectivement sur l’archipel et la plage de la maternité est le clou du spectacle. Là sur un gros tas de galets, on découvre la garderie où toutes les mères de la communauté laissent leurs garnements le temps d’aller à la pêche. Des dizaines de petits corps luisants apprennent ici à bronzer entre deux vagues, gesticulant les uns contre les autres en attendant leur déjeuner.
Depuis les années 70, les îles Ballestas ont été classées Réserve nationale, on n’en extrait le guano plus que tous les 7 ans (une belle récolte d’environ 1000 tonnes exportée comme engrais à travers le monde), le reste du temps ces rochers sont le paradis des animaux.
Islas Ballestas
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Conseils pratiques
| Orientation | L’excursion aux îles se fait depuis Paracas où vous trouverez de nombreuses agences la proposant, mais les agences d’Ica, de Huacachina, de Pisco et de Nazca. |
| Equipement | Chapeau (contre le soleil et les défections), lunettes de soleil et crème solaire. |
| Budget | 15 euros en moyenne (de 30 à 100 S/ selon d’où vous partez) |
| Autres | L’excursion peut se joindre à celle de la Réserve naturelle de Paracas. |
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