
AMÉRIQUE DU SUD - PÉROU - NAZCA
Mystère sur toutes les lignes de Nazca
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Posté le 26/03/2010
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Les géoglyphes de Nazca font partie des sites archéologiques les plus fascinants du monde de par le mystère qui entoure le pourquoi de leur réalisation et de par le spectacle somptueux offert par celle-ci aux visiteurs d’aujourd’hui.
Pour pouvoir admirer au mieux cet enchevêtrement de lignes qui zigzaguent dans la pampa, il faut prendre de la hauteur en embarquant à bord d’un Cesna, un petit avion, ce qui ajoute grandement à l’aventure. En effet, cet objet volant sera sans doute le plus petit que vous emprunterez de toute votre vie (le plus grand modèle peut contenir au maximum 6 passagers) et pour peu que vous ayez eu vent des accidents plus ou moins récents qui ont pu arriver (le dernier en date a causé la mort de 7 personnes le 25 février 2010), une certaine appréhension viendra s’ajouter à l’excitation du décollage.
S’ensuivent ensuite trente minutes de secousses et de chaleur pendant lesquelles le pilote virera autant de fois de bord qu’il le faudra pour que tous les passagers puissent admirer ce fabuleux héritage de la civilisation Nazca. Une demi-heure pendant laquelle on garde du mieux que l’on peut les yeux fixés au sol 300 mètres plus bas tout en essayant de respirer calmement. Mieux vaut ne pas avoir mangé avant le vol, car votre estomac sera remué dans tous les sens. Une expérience à la fois un peu difficile et très impressionnante.
Ceux que cette description n’a pas fait fuir pourront admirer le formidable travail que les Nazcas, une culture pré-inca qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 apr. J.-C.,ont réalisés. À partir de maquettes et en utilisant de simples procédés géométriques (le carroyage par exemple, technique de quadrillage qui consiste à délimiter une surface en carrés identiques et localisés), les Nazcas reproduisaient les figures désirées à grande échelle. Le dessin en lui-même était fait en retirant les cailloux gris du sol, ce qui permettait de découvrir un sol gypseux plus clair se détachant parfaitement du reste. La très grande sécheresse de la région (à peine 30 millimètres de pluie par an), l’absence de végétation et la nature même du sol ont permis à ces gigantesques dessins de survivre jusqu’à nous.
Mais il aura fallu attendre que l’homme sache voler pour que l’on puisse prendre pleinement conscience (avec stupéfaction) de ces incroyables réalisations. Ainsi, à peine mentionnées par les chroniqueurs espagnols du XVIe et XVIIe siècle, ces dernières passèrent inaperçues jusqu’à ce que Julio C. Tello, un des archéologues péruviens les plus importants, n’en dresse un premier état de lieux en 1926, relayé en 39-41 par l’archéologue américain Paul Kosok qui survolait la région à la recherche des canaux d’irrigation mentionnés par un chroniqueur du XVIe siècle.
Et depuis on cherche à en percer le mystère… Plusieurs hypothèses considérées comme sérieuses ont été avancées, en voici un bref résumé :
- D'après Paul Kosok qui débuta ses investigations dans les années 30 et la mathématicienne allemande Maria Reiche, La Dame de Nazca aujourd’hui décédée, venue par hasard à Nazca en 1946 pour ne jamais en repartir, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointeraient vers des étoiles remarquables ou des constellations, permettant de situer avec précision le début des saisons par exemple. Il s’agit de l’hypothèse la plus généralement admise malgré le fait que le choix d’un tel endroit pour de telles observations astronomiques est un peu surprenant, car le ciel s’y charge en effet de nuages 260 jours pas an environ.
- En 1984, Henri Stierlin émit une autre hypothèse fondée sur les techniques de tissage utilisées à l’époque pour confectionner les tissus mortuaires très importants dans la civilisation Nazca et dont la particularité est d’être faits de fils d'un seul tenant. Pour préparer au mieux ce travail particulièrement difficile, les artisans auraient pu disposer les fils au sol au creux des lignes tout en donnant à ces dernières les mêmes formes décoratives utilisées dans leurs tissages et les traçant elles aussi d’un sillon unique reliant les deux extrémités, le tout dans l’idée de se garantir une certaine protection divine.
- Cette idée de protection est au cœur de la théorie de Johan Reinhard qui a identifié de nombreuses lignes conduisant à des sanctuaires religieux, à des sources d'eau ou à des montagnes. Cette hypothèse est accréditée par le fait que les motifs animaux sont les mêmes que ceux qu'on trouve dans le panthéon nazca, par exemple sur les céramiques. De nos jours, les communautés nazcas effectuent une procession sur le parcours que forment certaines des figures sans que l’on sache si cela était déjà le cas à l’époque.
Aux fruits de ces différentes recherches, s’ajoutent de nombreuses autres hypothèques nullement considérées par la communauté scientifique, mais qui ajoutent à l’aura de mystère qui entoure les lignes de Nazca une petite couche de croustillant. Le gigantisme de ces géoglyphes (leur taille va de 25 mètres à 275 mètres), la perfection de leur tracé (certaines lignes droites ont parfois plus de 10 km de long) et de leur proportion peuvent donner à penser qu’il ne peut s’agir de réalisations humaines. C’est sur cette idée que s’appuie Erich von Däniken pour une théorie ufologique interprétant les lignes comme piste d'atterrissage pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres ou comme messages envoyés par la population à ces derniers. Georg A. von Breunig y voit de son côté un site olympique précolombien où se seraient entrainés les chasquis, ces messagers chargés de transmettre les informations d’un bout à l’autre de l’Empire Inca, le long de ces lignes gigantesques qui ne seraient simplement que des pistes de course à pied. Si Anthony.F Aveni y voit un système original d'irrigation des cultures, la théorie radiesthésiste pousse l’idée jusqu’à voir dans ces lignes et figures des points de repère pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau, tandis qu’une dernière, la théorie électrosismique, les met en relation directe avec l'axe des champs électromagnétiques, assimilant ces tracés à des antennes pour écouter les ondes très basses fréquences produites par les séismes (voire communiquer avec les dieux de la montagne les provoquant).
Quelle que soit l’interprétation que vous choisirez, vous aurez de toute façon sous les yeux un incroyable enchevêtrement de lignes et de formes parmi lequel il vous faudra distinguer une baleine, un astronaute (!), un singe, un chien, un condor, une araignée, un colibri, un héron, un perroquet, une paire de mains… Magnifique rébus qui ne sera peut-être jamais déchiffré.
Pour pouvoir admirer au mieux cet enchevêtrement de lignes qui zigzaguent dans la pampa, il faut prendre de la hauteur en embarquant à bord d’un Cesna, un petit avion, ce qui ajoute grandement à l’aventure. En effet, cet objet volant sera sans doute le plus petit que vous emprunterez de toute votre vie (le plus grand modèle peut contenir au maximum 6 passagers) et pour peu que vous ayez eu vent des accidents plus ou moins récents qui ont pu arriver (le dernier en date a causé la mort de 7 personnes le 25 février 2010), une certaine appréhension viendra s’ajouter à l’excitation du décollage.
S’ensuivent ensuite trente minutes de secousses et de chaleur pendant lesquelles le pilote virera autant de fois de bord qu’il le faudra pour que tous les passagers puissent admirer ce fabuleux héritage de la civilisation Nazca. Une demi-heure pendant laquelle on garde du mieux que l’on peut les yeux fixés au sol 300 mètres plus bas tout en essayant de respirer calmement. Mieux vaut ne pas avoir mangé avant le vol, car votre estomac sera remué dans tous les sens. Une expérience à la fois un peu difficile et très impressionnante.
Ceux que cette description n’a pas fait fuir pourront admirer le formidable travail que les Nazcas, une culture pré-inca qui se développa entre 300 av. J.-C. et 800 apr. J.-C.,ont réalisés. À partir de maquettes et en utilisant de simples procédés géométriques (le carroyage par exemple, technique de quadrillage qui consiste à délimiter une surface en carrés identiques et localisés), les Nazcas reproduisaient les figures désirées à grande échelle. Le dessin en lui-même était fait en retirant les cailloux gris du sol, ce qui permettait de découvrir un sol gypseux plus clair se détachant parfaitement du reste. La très grande sécheresse de la région (à peine 30 millimètres de pluie par an), l’absence de végétation et la nature même du sol ont permis à ces gigantesques dessins de survivre jusqu’à nous.
Mais il aura fallu attendre que l’homme sache voler pour que l’on puisse prendre pleinement conscience (avec stupéfaction) de ces incroyables réalisations. Ainsi, à peine mentionnées par les chroniqueurs espagnols du XVIe et XVIIe siècle, ces dernières passèrent inaperçues jusqu’à ce que Julio C. Tello, un des archéologues péruviens les plus importants, n’en dresse un premier état de lieux en 1926, relayé en 39-41 par l’archéologue américain Paul Kosok qui survolait la région à la recherche des canaux d’irrigation mentionnés par un chroniqueur du XVIe siècle.
Et depuis on cherche à en percer le mystère… Plusieurs hypothèses considérées comme sérieuses ont été avancées, en voici un bref résumé :
- D'après Paul Kosok qui débuta ses investigations dans les années 30 et la mathématicienne allemande Maria Reiche, La Dame de Nazca aujourd’hui décédée, venue par hasard à Nazca en 1946 pour ne jamais en repartir, les géoglyphes formeraient un immense calendrier astronomique, dont les lignes pointeraient vers des étoiles remarquables ou des constellations, permettant de situer avec précision le début des saisons par exemple. Il s’agit de l’hypothèse la plus généralement admise malgré le fait que le choix d’un tel endroit pour de telles observations astronomiques est un peu surprenant, car le ciel s’y charge en effet de nuages 260 jours pas an environ.
- En 1984, Henri Stierlin émit une autre hypothèse fondée sur les techniques de tissage utilisées à l’époque pour confectionner les tissus mortuaires très importants dans la civilisation Nazca et dont la particularité est d’être faits de fils d'un seul tenant. Pour préparer au mieux ce travail particulièrement difficile, les artisans auraient pu disposer les fils au sol au creux des lignes tout en donnant à ces dernières les mêmes formes décoratives utilisées dans leurs tissages et les traçant elles aussi d’un sillon unique reliant les deux extrémités, le tout dans l’idée de se garantir une certaine protection divine.
- Cette idée de protection est au cœur de la théorie de Johan Reinhard qui a identifié de nombreuses lignes conduisant à des sanctuaires religieux, à des sources d'eau ou à des montagnes. Cette hypothèse est accréditée par le fait que les motifs animaux sont les mêmes que ceux qu'on trouve dans le panthéon nazca, par exemple sur les céramiques. De nos jours, les communautés nazcas effectuent une procession sur le parcours que forment certaines des figures sans que l’on sache si cela était déjà le cas à l’époque.
Aux fruits de ces différentes recherches, s’ajoutent de nombreuses autres hypothèques nullement considérées par la communauté scientifique, mais qui ajoutent à l’aura de mystère qui entoure les lignes de Nazca une petite couche de croustillant. Le gigantisme de ces géoglyphes (leur taille va de 25 mètres à 275 mètres), la perfection de leur tracé (certaines lignes droites ont parfois plus de 10 km de long) et de leur proportion peuvent donner à penser qu’il ne peut s’agir de réalisations humaines. C’est sur cette idée que s’appuie Erich von Däniken pour une théorie ufologique interprétant les lignes comme piste d'atterrissage pour les vaisseaux spatiaux extraterrestres ou comme messages envoyés par la population à ces derniers. Georg A. von Breunig y voit de son côté un site olympique précolombien où se seraient entrainés les chasquis, ces messagers chargés de transmettre les informations d’un bout à l’autre de l’Empire Inca, le long de ces lignes gigantesques qui ne seraient simplement que des pistes de course à pied. Si Anthony.F Aveni y voit un système original d'irrigation des cultures, la théorie radiesthésiste pousse l’idée jusqu’à voir dans ces lignes et figures des points de repère pour retrouver les résurgences et sources alimentant ce réseau, tandis qu’une dernière, la théorie électrosismique, les met en relation directe avec l'axe des champs électromagnétiques, assimilant ces tracés à des antennes pour écouter les ondes très basses fréquences produites par les séismes (voire communiquer avec les dieux de la montagne les provoquant).
Quelle que soit l’interprétation que vous choisirez, vous aurez de toute façon sous les yeux un incroyable enchevêtrement de lignes et de formes parmi lequel il vous faudra distinguer une baleine, un astronaute (!), un singe, un chien, un condor, une araignée, un colibri, un héron, un perroquet, une paire de mains… Magnifique rébus qui ne sera peut-être jamais déchiffré.
Conseils pratiques
| Orientation | À 25 km de Nazca. On peut passer par une agence de Nazca qui vous y emmènera ou se rendre à l’aéroport en taxi et acheter directement son vol. |
| Equipement | Ne pas manger avant de partir. Pour prendre des photos, mieux vaut avoir un appareil qui réagit vite (ça bouge beaucoup). |
| Budget | 45 euros le vol environ (60 $), 10 S/ la taxe d’aéroport. |
| Autres | Plus de 30000 vols s’effectuent chaque année. Suite au récent accident, le Président a demandé à l’aviation civile d'inspecter les 40 appareils en circulation. |
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