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Posté le 03/07/2010
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Lorsque les conquistadores arrivent à Cuzco en 1533, une de leurs priorités est de construire un lieu de culte symbole du triomphe de la « vraie foi » sur l’« idolâtrie ». Après avoir jeté leur dévolu sur un premier site, puis un deuxième (à chaque fois jugé non suffisant en terme de taille et d’emplacement), ils choisissent un emplacement au cœur de Cuzco, à quelques pas de l’Iglesia del Triunfo. Cette dernière est la toute première église de la ville, elle a été construite à l’endroit précis où les Espagnols l’ont emporté sur les troupes de Manco Capac II quelques années auparavant.
À ses côtés se dresse le palais de l’empereur Viracocha Inca. On le détruit intégralement pour pouvoir poser sur ses ruines la première pierre de la cathédrale en 1559 (cf. la plaque commémorative « très bon esprit » à l’extérieur). Pour les suivantes, on ira dépecer les murs de la citadelle de Saqsaywamán, un autre lieu sacré pour les incas. En 1650, alors que l'édifice n’est pas encore terminé, un tremblement de terre secoue la région, sans endommager l'édifice. Protection divine prouvée, il ne reste plus qu’à venir à bout des travaux pour consacrer le bâtiment. La construction aura pris plus d’un siècle, car les plans n’ont cessé de s’agrandir par esprit de compétition. En effet, entre temps sur la même place, s’est dressée l’Iglesia de la Compañia de Jesus, un bâtiment d’une grande richesse appartenant aux Jésuites.
Plus imposante que sa concurrente, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption possède une salle du chapitre, trois nefs, une sacristie et pas moins de dix chapelles latérales. Parmi ces dernières, on retrouve la chapelle del Triunfo (bâtie sur les fondations de l’église du même nom) et celle de Jesús, María y José qui lui donne le répons de l’autre côté de la cathédrale, véritable vaisseau à trois têtes.
Passée la façade de pierres volcaniques roses sculptées de pumas, on se retrouve dans un univers d’or, d’argent et de cèdre taillé. Une richesse impressionnante qui sert d’écrin à des dizaines de tableaux de maîtres. La profusion est telle qu’on se croirait dans un musée. Marcos Zapata, Rafael de Urbina, Sinchi Roca, Diego Quispe Tito… tous les plus grands maitres de l’école de Cuzco y sont réunis. Côté syncrétisme, on cherchera la fameuse toile de la Ultima Cena, où le Christ et ses apôtres sont réunis devant un plat où repose un étrange animal : un Cuy (la consommation de cochons d’Inde étant une tradition indigène) diront certains, même si cela est démenti par la plaque située sous le tableau.
Mais le plus impressionnant reste le chœur du XVIIe dont les sièges en cèdres sont magnifiquement ouvragés. Surmonté d'un baldaquin, couvert de panneaux d'argent, le maître-autel est également l'une des œuvres majeures de la cathédrale. Avant de partir, n’oubliez pas non plus d’aller saluer le Christ Noir dans la chapelle du Seigneur des Tremblements de terre. Celui-ci doit son surnom, El Señor de los Temblores, à la procession qui l'a mené à travers la ville pour épargner les habitants d’un séisme, on en retrouve de nombreuses représentations à travers tout le pays.
À ses côtés se dresse le palais de l’empereur Viracocha Inca. On le détruit intégralement pour pouvoir poser sur ses ruines la première pierre de la cathédrale en 1559 (cf. la plaque commémorative « très bon esprit » à l’extérieur). Pour les suivantes, on ira dépecer les murs de la citadelle de Saqsaywamán, un autre lieu sacré pour les incas. En 1650, alors que l'édifice n’est pas encore terminé, un tremblement de terre secoue la région, sans endommager l'édifice. Protection divine prouvée, il ne reste plus qu’à venir à bout des travaux pour consacrer le bâtiment. La construction aura pris plus d’un siècle, car les plans n’ont cessé de s’agrandir par esprit de compétition. En effet, entre temps sur la même place, s’est dressée l’Iglesia de la Compañia de Jesus, un bâtiment d’une grande richesse appartenant aux Jésuites.
Plus imposante que sa concurrente, la cathédrale Notre-Dame-de-l'Assomption possède une salle du chapitre, trois nefs, une sacristie et pas moins de dix chapelles latérales. Parmi ces dernières, on retrouve la chapelle del Triunfo (bâtie sur les fondations de l’église du même nom) et celle de Jesús, María y José qui lui donne le répons de l’autre côté de la cathédrale, véritable vaisseau à trois têtes.
Passée la façade de pierres volcaniques roses sculptées de pumas, on se retrouve dans un univers d’or, d’argent et de cèdre taillé. Une richesse impressionnante qui sert d’écrin à des dizaines de tableaux de maîtres. La profusion est telle qu’on se croirait dans un musée. Marcos Zapata, Rafael de Urbina, Sinchi Roca, Diego Quispe Tito… tous les plus grands maitres de l’école de Cuzco y sont réunis. Côté syncrétisme, on cherchera la fameuse toile de la Ultima Cena, où le Christ et ses apôtres sont réunis devant un plat où repose un étrange animal : un Cuy (la consommation de cochons d’Inde étant une tradition indigène) diront certains, même si cela est démenti par la plaque située sous le tableau.
Mais le plus impressionnant reste le chœur du XVIIe dont les sièges en cèdres sont magnifiquement ouvragés. Surmonté d'un baldaquin, couvert de panneaux d'argent, le maître-autel est également l'une des œuvres majeures de la cathédrale. Avant de partir, n’oubliez pas non plus d’aller saluer le Christ Noir dans la chapelle du Seigneur des Tremblements de terre. Celui-ci doit son surnom, El Señor de los Temblores, à la procession qui l'a mené à travers la ville pour épargner les habitants d’un séisme, on en retrouve de nombreuses représentations à travers tout le pays.
Conseils pratiques
| Orientation | Sur la plaza de Armas, la plus grosse église des deux, entrée par la chapelle de droite. |
| Equipement | Photos interdites. |
| Budget | 10 euros (35 S/) avec Temple de la Compagnie de Jésus, Temple de San Blas et Musée d’Art Religieux. |
| Autres | Entrée gratuite le matin pendant la messe mais interdit d’y faire du tourisme. Sinon ouvert de 10h à 11h30 et de 14h à 17h30. |
Cuzco
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