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Posté le 16/09/2009
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Un voyage à trois temps
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de Bécancour
Comme c’est [trip]pant
Premier temps : la boîte à chanson
Si tu vas au Québec et qu’tu longes le Saint-Laurent, va pas à Québec pour les vielles pierres (y’en a de plus vielles en Europe), va pas à Montréal pour les grattes-ciels (à 600 bornes au sud, y’a ground zero), va pas à Trois Rivières pour les étendues naturelles vendues par les offices de tourismes (y’a de plus belles cartes postales un peu plus à l’ouest ou au nord…). Non, va plutôt dans les boîtes à chanson du côté de Gatineau ou d’ailleurs, d’ailleurs (Bécancour par exemple).
Mais qu’est ce qu’y a donc dans ces boîtes là ?
Des grandes tables en bois brut pour boire d’la Molson ou d’la Labatt et souper de la Poutine régulière (frites garnies de fromage, le tout nappé d’une sauce brune à la viande), des bancs en bois brut pour s’faire une gang de potes et une petite scène pour y poser un chansonnier et sa guitare.
De mes errements québécois, les chansonniers de Gatineau, c’est ce que j’ai préféré. Avec un peu de chance tu passes la soirée ou le 5 à 7 avec un type qui jongle facilement (ou fébrilement) avec la subversion, la poésie et l’humour dans des chansons souvent socialement et politiquement engagées. Quand t’as fini ta poutine régulière, t’écoutes les lyrics bercées par l’exotique accent du coin et tu trippes. D’un coup tu te retournes et en les voyants debout et chantant tu te rappelles qu’y a 100 québécois dans la boîte qui connaissent les lyrics par cœur et tu te dis (parce que c’est pas la première fois) que tabernac’ c’est un peuple qu’y’a une sacrée culture musicale et tu comprends pas (ou trop bien) pourquoi y’a qu’Céline Fion et Garou qui passent l’atlantique. Dans la boîte à chanson, c'est écœurant comme c'est l'fun !
Second temps : libérez-nous des libéraux
T’es revenu du Québec (à la rame parce que l’avion c’est pas green) et tu trouves la musique engagée de RTL2 bien fade, et finalement le Saint-Laurent, ses oiseaux, les grandes forêts et les collines de Bécancour te manquent. Alors tu appuies sur « lecture », tu t’assois sur ton tabouret en bois de synthèse, tu fermes les yeux et écoutes un album de Loco Locass. Quand t’as fini ta poutine dégueullasse (parce que t’as remplacé la sauce brune en poudre par de la sauce barbecue et le gouda en grain par de l’emmental râpé), t’écoutes les lyrics de « libérez-nous des libéraux » bercées par l’exotique accent des locaux loquasses et tu trippes. D’un coup tu te retournes et tu te rappelles que t’es tout seul dans ta cuisine…mais c’est l’fun quand même !
Troisième temps : tantôt tu r'pars pour Gatineau
Tu tombes sur un album des Cowboys Fringuants qui chantent : « C'est ça l'problème de ma patrie, y'a pas personne pour s'indigner contre la fausse démocratie qui sert les riches et les banquiers. Dans cette contrée peuplée d'ignares 'faut pas trop s'rappeler d'son histoire, ici y'a juste les plaques de char qu'y ont encore un ti-peu d'mémoire... ».
Tu te dis qu’c’est pareil dans ta patrie à toi sauf que chez toi même les plaques de char perdent la mémoire.
T’as envie d’y retourner, au premier temps, comprendre la révolution tranquille et son évaporation et puis manger de la vraie poutine régulière. Alors tu mets une aut’ tune des Cowboys, tu fermes les yeux et t’entends : « Le soleil vient juste de se l'ver, dehors on entend les moineaux qui gazouillent comme pour me rappeler qu'tantôt je r'pars pour Gatineau ».
Qui s'offre encore le temps
Qui s'offre encore le temps
De s'offrir des détours
Du côté de Bécancour
Comme c’est [trip]pant
Premier temps : la boîte à chanson
Si tu vas au Québec et qu’tu longes le Saint-Laurent, va pas à Québec pour les vielles pierres (y’en a de plus vielles en Europe), va pas à Montréal pour les grattes-ciels (à 600 bornes au sud, y’a ground zero), va pas à Trois Rivières pour les étendues naturelles vendues par les offices de tourismes (y’a de plus belles cartes postales un peu plus à l’ouest ou au nord…). Non, va plutôt dans les boîtes à chanson du côté de Gatineau ou d’ailleurs, d’ailleurs (Bécancour par exemple).
Mais qu’est ce qu’y a donc dans ces boîtes là ?
Des grandes tables en bois brut pour boire d’la Molson ou d’la Labatt et souper de la Poutine régulière (frites garnies de fromage, le tout nappé d’une sauce brune à la viande), des bancs en bois brut pour s’faire une gang de potes et une petite scène pour y poser un chansonnier et sa guitare.
De mes errements québécois, les chansonniers de Gatineau, c’est ce que j’ai préféré. Avec un peu de chance tu passes la soirée ou le 5 à 7 avec un type qui jongle facilement (ou fébrilement) avec la subversion, la poésie et l’humour dans des chansons souvent socialement et politiquement engagées. Quand t’as fini ta poutine régulière, t’écoutes les lyrics bercées par l’exotique accent du coin et tu trippes. D’un coup tu te retournes et en les voyants debout et chantant tu te rappelles qu’y a 100 québécois dans la boîte qui connaissent les lyrics par cœur et tu te dis (parce que c’est pas la première fois) que tabernac’ c’est un peuple qu’y’a une sacrée culture musicale et tu comprends pas (ou trop bien) pourquoi y’a qu’Céline Fion et Garou qui passent l’atlantique. Dans la boîte à chanson, c'est écœurant comme c'est l'fun !
Second temps : libérez-nous des libéraux
T’es revenu du Québec (à la rame parce que l’avion c’est pas green) et tu trouves la musique engagée de RTL2 bien fade, et finalement le Saint-Laurent, ses oiseaux, les grandes forêts et les collines de Bécancour te manquent. Alors tu appuies sur « lecture », tu t’assois sur ton tabouret en bois de synthèse, tu fermes les yeux et écoutes un album de Loco Locass. Quand t’as fini ta poutine dégueullasse (parce que t’as remplacé la sauce brune en poudre par de la sauce barbecue et le gouda en grain par de l’emmental râpé), t’écoutes les lyrics de « libérez-nous des libéraux » bercées par l’exotique accent des locaux loquasses et tu trippes. D’un coup tu te retournes et tu te rappelles que t’es tout seul dans ta cuisine…mais c’est l’fun quand même !
Troisième temps : tantôt tu r'pars pour Gatineau
Tu tombes sur un album des Cowboys Fringuants qui chantent : « C'est ça l'problème de ma patrie, y'a pas personne pour s'indigner contre la fausse démocratie qui sert les riches et les banquiers. Dans cette contrée peuplée d'ignares 'faut pas trop s'rappeler d'son histoire, ici y'a juste les plaques de char qu'y ont encore un ti-peu d'mémoire... ».
Tu te dis qu’c’est pareil dans ta patrie à toi sauf que chez toi même les plaques de char perdent la mémoire.
T’as envie d’y retourner, au premier temps, comprendre la révolution tranquille et son évaporation et puis manger de la vraie poutine régulière. Alors tu mets une aut’ tune des Cowboys, tu fermes les yeux et t’entends : « Le soleil vient juste de se l'ver, dehors on entend les moineaux qui gazouillent comme pour me rappeler qu'tantôt je r'pars pour Gatineau ».
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marek
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