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Posté le 25/10/2009
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Lorsque le Capitaine Joseph Polloni en provenance de Cadix fit naufrage sur les côtes de Capo Polonio pendant l’été 1753, à l’instar de nombreux autres navires à la même époque, seules les otaries lui souhaitèrent la bienvenue.
Donnant malgré lui son nom à l’endroit, il le pointa également sur les cartes au grand bonheur des pirates et des contrebandiers, français entre autres, qui en firent un de leurs refuges jusqu’au début du XVIIIe siècle.
Deux cents ans plus tard, quelques Uruguayens décidèrent de franchir la barrière naturelle des dunes pour s’installer à Cabo Polonio et vivre de la pêche à l’écart du monde.
Dans les seventies, les hippies les rejoignirent et contribuèrent à faire du village un lieu unique sur lequel la modernité n’aurait jamais de prise.
Aujourd’hui, Cabo Polonio est une réserve naturelle toujours aussi difficile d’accès et dont l’entrée est protégée. La seule façon d’y arriver est de se faire emmener par un monstertruck, gros camion 4x4, capable de franchir dunes, nid de poules et autres embûches. L’arrivée au milieu des dunes puis par la plage offre une vision magique d’une sorte d’oasis plantée hors du temps au bout du bout de nulle part.
Un phare se dessine, quelques maisons et cabanes colorées font cercle autour de lui de manière complètement désordonnée, et le camion vous laisse là. Quand il disparaît, seuls restent les bruits des vagues et les cris des oiseaux (et des otaries qui n’ont point changé leurs habitudes depuis des siècles) : bienvenue dans un laboratoire hippie où le confort est laissé de côté pour laisser place à la symbiose avec la nature.
Si pendant la saison haute, les touristes d’un jour envahissent les allées de sable le temps de quelques clichés, il suffit de passer une nuit ici pour découvrir un improbable village déserté que seule éclaire la lumière du phare, et discuter avec les quelques habitants qui y vivent réellement à l’année (moins d’une centaine).
La notion de propriété semble à peine exister, le luxe n’est plus une manière de penser… Mis à part quelques stands d’artisanat et boutiques de première nécessité, la part belle est laissée aux rochers, à l’océan, au sable et aux animaux.
En effet, s’y rassemblent toute l’année de nombreux sea lions. Baleines et orques en squattent les eaux d’aout à fin octobre. Chiens, oies, poules et chevaux y vivent en totale liberté.
Cabo Polonio est une pause idéale loin du tourisme de masse et des plages infernales. Souhaitons que ces dunes restent toujours aussi difficiles d’accès pour que vous puissiez un jour profiter de ce paradis d’un autre temps, où les promenades et rencontres surréalistes continuent d’apprendre aux visiteurs à se contenter de peu. Et de tellement à la fois.
Donnant malgré lui son nom à l’endroit, il le pointa également sur les cartes au grand bonheur des pirates et des contrebandiers, français entre autres, qui en firent un de leurs refuges jusqu’au début du XVIIIe siècle.
Deux cents ans plus tard, quelques Uruguayens décidèrent de franchir la barrière naturelle des dunes pour s’installer à Cabo Polonio et vivre de la pêche à l’écart du monde.
Dans les seventies, les hippies les rejoignirent et contribuèrent à faire du village un lieu unique sur lequel la modernité n’aurait jamais de prise.
Aujourd’hui, Cabo Polonio est une réserve naturelle toujours aussi difficile d’accès et dont l’entrée est protégée. La seule façon d’y arriver est de se faire emmener par un monstertruck, gros camion 4x4, capable de franchir dunes, nid de poules et autres embûches. L’arrivée au milieu des dunes puis par la plage offre une vision magique d’une sorte d’oasis plantée hors du temps au bout du bout de nulle part.
Un phare se dessine, quelques maisons et cabanes colorées font cercle autour de lui de manière complètement désordonnée, et le camion vous laisse là. Quand il disparaît, seuls restent les bruits des vagues et les cris des oiseaux (et des otaries qui n’ont point changé leurs habitudes depuis des siècles) : bienvenue dans un laboratoire hippie où le confort est laissé de côté pour laisser place à la symbiose avec la nature.
Si pendant la saison haute, les touristes d’un jour envahissent les allées de sable le temps de quelques clichés, il suffit de passer une nuit ici pour découvrir un improbable village déserté que seule éclaire la lumière du phare, et discuter avec les quelques habitants qui y vivent réellement à l’année (moins d’une centaine).
La notion de propriété semble à peine exister, le luxe n’est plus une manière de penser… Mis à part quelques stands d’artisanat et boutiques de première nécessité, la part belle est laissée aux rochers, à l’océan, au sable et aux animaux.
En effet, s’y rassemblent toute l’année de nombreux sea lions. Baleines et orques en squattent les eaux d’aout à fin octobre. Chiens, oies, poules et chevaux y vivent en totale liberté.
Cabo Polonio est une pause idéale loin du tourisme de masse et des plages infernales. Souhaitons que ces dunes restent toujours aussi difficiles d’accès pour que vous puissiez un jour profiter de ce paradis d’un autre temps, où les promenades et rencontres surréalistes continuent d’apprendre aux visiteurs à se contenter de peu. Et de tellement à la fois.
Conseils pratiques
| Orientation | Les bus Rutas del Sol au départ de Montevideo s’arrêtent là où les 4x4 prennent le relais sur la ruta 10 (toutes les heures de 7h30 à 19h30). |
| Equipement | Un bon coupe-vent qui vous protègera des rafales incessantes, mais votre maillot aussi pendant l’été (décembre à mars). |
| Budget | 4 € aller-retour en monstertruck (30 min aller), interdit aux voitures privées. |
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