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Posté le 16/06/2011
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Lors de notre séjour à la Cao Son Eco-Lodge, nous avons entrepris de découvrir les environs à pied en commençant par La Pan Tan, le petit village Hmong qui se trouve à proximité, en compagnie de Tung, notre guide, et de Sa, un adolescent du village.
Les Hmongs qui vivent ici sont de l’ethnie des Hmongs fleuris reconnaissable aux vêtements bariolés que portent les femmes. Venus de Chine, ils ont trouvé au Laos et dans le Nord Vietnam une nouvelle patrie où ils cultivent leurs différences et le riz.
Lorsque nous arrivons, le village nous semble vide, presque abandonné, mais ce n’est pas le cas, car nous sommes en décembre, les travaux des champs n’ont pas encore commencé, et si les hommes vaquent quelque part à d’autres occupations, les femmes et les enfants sont à l’intérieur des maisons et les portes commencent à s’entrouvrir.
Le village semble être fait de boue, il a plu la veille et les ruelles ne sont que mares, les basses cours des étendues de gadoues où porcs et volailles s’éparpillent à notre arrivée. Les habitations sont des cabanes de bois à l’architecture sommaire, les murs à peine surélevés par des culs de bouteille pour éviter l’humidité et les insectes qui pourraient en ronger le bois. À l’intérieur, on ne trouve souvent que deux pièces : la cuisine et son foyer sur lequel chauffent d’immenses woks de la taille d’un plat à paella, et le salon qui remplit aussi la fonction de chambre à coucher pour toute la famille la nuit venue.
Sur le sol de terre battue, très peu de meubles, mais toujours une télé bien souvent en train de diffuser les derniers clips vietnamiens à la mode. Quelques tabourets, un petit autel dédié aux ancêtres… On a vite fait le tour des lieux, mais l’on est toujours invité à s’accroupir en compagnie de la maitresse de maison pendant que des ribambelles d’enfants nus malgré le froid qu’il fait nous regardent de leurs yeux ronds.
Les jeunes filles et les mamans portent un assemblage de jupons colorés, mélange de lycra et de tissus ethniques, au-dessus duquel elles arborent pull en laine et petits gilets indifféremment superposés. Fichus sur la tête même en intérieur, elles laissent entrevoir de beaux visages que leurs sourires, rares mais toujours rayonnants, viennent magnifier au fil de la conversation à bâtons rompus que nous menons à l’aide de notre guide.
De notre côté, nous sommes intimidés par les habitants de ce monde de terre où le temps semble s’être figé pendant que le maïs macère sur le feu et qu’une chanson à l’eau de rose fait vibrer les enceintes. De notre occident, les Hmongs fleuris n’ont adopté que la télévision. Si le premier achat à force de travail est une petite moto chinoise indispensable pour se déplacer (et donc, vivre, sinon comment aller au marché ?), le second sera pratiquement toujours dédié à l’achat d’un écran plat, d’une parabole et de dvd pirates. Dans l’obscurité des maisons, l’écran est la seule lumière, blafarde et omniprésente, le seul luxe et la seule activité.
Lorsque nous ressortons dans le jour gris, les enfants nous raccompagnent jusqu’à la sortie du village en faisant de grands gestes d’adieu qui nous déchirent un peu le cœur.
Les Hmongs qui vivent ici sont de l’ethnie des Hmongs fleuris reconnaissable aux vêtements bariolés que portent les femmes. Venus de Chine, ils ont trouvé au Laos et dans le Nord Vietnam une nouvelle patrie où ils cultivent leurs différences et le riz.
Lorsque nous arrivons, le village nous semble vide, presque abandonné, mais ce n’est pas le cas, car nous sommes en décembre, les travaux des champs n’ont pas encore commencé, et si les hommes vaquent quelque part à d’autres occupations, les femmes et les enfants sont à l’intérieur des maisons et les portes commencent à s’entrouvrir.
Le village semble être fait de boue, il a plu la veille et les ruelles ne sont que mares, les basses cours des étendues de gadoues où porcs et volailles s’éparpillent à notre arrivée. Les habitations sont des cabanes de bois à l’architecture sommaire, les murs à peine surélevés par des culs de bouteille pour éviter l’humidité et les insectes qui pourraient en ronger le bois. À l’intérieur, on ne trouve souvent que deux pièces : la cuisine et son foyer sur lequel chauffent d’immenses woks de la taille d’un plat à paella, et le salon qui remplit aussi la fonction de chambre à coucher pour toute la famille la nuit venue.
Sur le sol de terre battue, très peu de meubles, mais toujours une télé bien souvent en train de diffuser les derniers clips vietnamiens à la mode. Quelques tabourets, un petit autel dédié aux ancêtres… On a vite fait le tour des lieux, mais l’on est toujours invité à s’accroupir en compagnie de la maitresse de maison pendant que des ribambelles d’enfants nus malgré le froid qu’il fait nous regardent de leurs yeux ronds.
Les jeunes filles et les mamans portent un assemblage de jupons colorés, mélange de lycra et de tissus ethniques, au-dessus duquel elles arborent pull en laine et petits gilets indifféremment superposés. Fichus sur la tête même en intérieur, elles laissent entrevoir de beaux visages que leurs sourires, rares mais toujours rayonnants, viennent magnifier au fil de la conversation à bâtons rompus que nous menons à l’aide de notre guide.
De notre côté, nous sommes intimidés par les habitants de ce monde de terre où le temps semble s’être figé pendant que le maïs macère sur le feu et qu’une chanson à l’eau de rose fait vibrer les enceintes. De notre occident, les Hmongs fleuris n’ont adopté que la télévision. Si le premier achat à force de travail est une petite moto chinoise indispensable pour se déplacer (et donc, vivre, sinon comment aller au marché ?), le second sera pratiquement toujours dédié à l’achat d’un écran plat, d’une parabole et de dvd pirates. Dans l’obscurité des maisons, l’écran est la seule lumière, blafarde et omniprésente, le seul luxe et la seule activité.
Lorsque nous ressortons dans le jour gris, les enfants nous raccompagnent jusqu’à la sortie du village en faisant de grands gestes d’adieu qui nous déchirent un peu le cœur.
Conseils pratiques
| Orientation | Depuis Lao Cai, il n’y a pas vraiment de transport en commun pour rejoindre Cao Son à quelques heures de route (80 km). Louer un véhicule ou une moto. |
| Equipement | Si vous prenez des fournitures scolaires ou des jouets, mieux vaut les remettre directement au maitre d’école pour éviter les injustices. |
| Autres | Mais si vous tenez néanmoins à offrir un petit quelque chose aux enfants, sachez que les ballons de baudruche ont beaucoup de succès. |
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